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Compteurs Linky : une étude a mesuré les niveaux maximums d’ondes radioélectriques émises

Crédits : Wikimedia Commons

Une étude a permis de mesurer les niveaux maximums d’émissions d’ondes radioélectriques relatives aux compteurs Linky. Effectuées par l’Agence nationale des fréquences (ANFR), ces mesures ont permis de constater que les émissions étaient largement inférieures aux limites autorisées.

L’inquiétude autour des compteurs Linky

En 2007, ERDF avait commencé à travailler sur le projet Linky et avait présenté le premier prototype en 2009. Validés en 2011 après une expérimentation dans des milliers de foyers, les premiers compteurs Linky ont officiellement vu le jour en 2015. Aujourd’hui, 19 millions de dispositifs ont d’ores et déjà été installés et encore 35 millions devraient l’être d’ici à 2021.

Le fait est que de nombreux particuliers se sont montrés inquiets quant à l’installation de ces compteurs. Parmi eux se trouvaient des personnes assujetties à l’hypersensibilité électromagnétique (HSEM). En mars 2019, le juge du Tribunal de Grande Instance (TGI) a donné gain de cause à un groupe de 13 plaignants. Ceux-ci ont obtenu le droit de refuser l’installation d’un compteur Linky à leur domicile.

Des mesures se voulant rassurantes

L’Agence nationale des fréquences (ANFR) vient de publier une étude (PDF/15 pages) traitant de l’exposition du public aux ondes radioélectriques. Or, le rapport a dévoilé les mesures concernant les compteurs Linky. Celles-ci ont été effectuées dans les deux unités de mesure du champ magnétique, c’est-à-dire le volt par mètre (V/m) et le microtesla (µT). Selon les résultats, ces mesures sont respectivement 25 et 37 fois inférieures aux limites autorisées, à savoir 87 V/m et 6,25 µT.

Valeurs limites réglementaires fixées en France par le décret du 3 mai 2002 n° 2002-775
Crédits : ANFR

Cette étude est la troisième et dernière d’une série ayant débuté en 2016. Entre juin et décembre 2018, 178 lieux équipés de compteurs Linky ont été analysés. Il faut savoir que les mesures ont été effectuées à 20 cm des boîtiers. Ainsi, les données ont se sont montrées largement inférieures aux limites fixées dans le cadre de décret du 3 mai 2002 (loi française) et d’une recommandation de l’Union européenne datant de 1999.

Ces résultats devraient rassurer les particuliers quant aux émissions d’ondes radioélectriques. Toutefois, parmi les personnes contre les compteurs Linky se trouvent également ceux craignant la collecte de données personnelles par Direct Energie, l’opérateur gérant les dispositifs. Une question subsiste alors : en avons-nous enfin fini avec les critiques ciblant les compteurs Linky ?

Sources : ClubicSiècle Digital

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