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Des composés du cannabis efficaces contre Alzheimer ?

Crédits : 7raysmarketing / Pixabay

Si la piste est prometteuse, elle n’est qu’embryonnaire pour le moment. Toutefois, une étude suggère que plusieurs composés du cannabis, notamment le THC, auraient des effets protecteurs des effets dommageables de la maladie d’Alzheimer sur le cerveau.

C’est au Salk Institute, en Californie, que des chercheurs ont observé que le tétrahydrocannabinol (THC) et d’autres composés présents dans la marijuana peuvent contribuer à l’élimination des plaques amyloïdes (ou plaques séniles), résultantes de l’accumulation anormale d’une protéine toxique, connue sous le nom de bêta-amyloïde, et qui est liée à la maladie d’Alzheimer. Une étude publiée dans la revue Nature.

Durant ces travaux, les chercheurs sont parvenus à démontrer que l’exposition du THC aux cellules nerveuses, modifiées pour produire des niveaux élevés de bêta-amyloïde et qui sans traitement sont sujettes à l’inflammation et à des taux plus élevés de mort, réduisaient non seulement les niveaux de bêta-amyloïde mais éliminaient du même coup la réponse inflammatoire. « D’autres études ont déjà montré que les cannabinoïdes pouvaient avoir un effet neuroprotecteur. Mais nous croyons que notre étude est la première à démontrer qu’ils affectent à la fois la beta-amyloïde et l’inflammation dans les cellules nerveuses » déclare le Pr David Schubert, auteur principal de l’étude.

« L’inflammation dans le cerveau est un composant majeur des dommages associés à la maladie d’Alzheimer, mais on a toujours présumé que cette réponse provenait des cellules immunitaires du cerveau (cellules microgliales), pas des cellules nerveuses elles-mêmes » ajoute Antonio Currais, co-auteur. « Quand nous avons été en mesure d’établir la base moléculaire de la réponse inflammatoire à la bêta-amyloïde, il est devenu clair que les composés de type THC (les cannabinoïdes, ndlr) que les neurones produisent eux-mêmes peuvent être impliqués dans la protection de ces cellules de la mort » poursuit ce dernier.

Pour le moment, ces effets n’ont été observés qu’en culture laboratoire de neurones, et rien ne dit que le même procédé est applicable aux êtres humains. De nouvelles recherches en ce sens doivent être réalisées avant d’affirmer que cette plante constitue un véritable remède contre la maladie d’Alzheimer.

Sources : the independant, nature