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Comment réduire l’impression d’attente à un arrêt de bus ?

Crédits Pixabay

Attendre le bus peut paraitre très long, surtout si l’on est pressé. Voici quelques astuces visant à réduire l’impression d’attente à un arrêt, déjà appliquées dans différentes villes du monde.

Patienter à un arrêt de bus est parfois long, ou peut paraitre long. Pertinemment soulignée par le site CityLab en 2014, il s’agit de « la pire des attentes. […] Le bus est invisible jusqu’à ce qu’il soit devant vous. Il pourrait arriver dans une minute ou dans vingt. […] Ce truc aurait pu passer il y a deux minutes pour ce que vous en savez. »

Quelques astuces ont été pensées afin de réduire la perception de l’attente. La première d’entre elles est simple et déjà pas mal appliquée dans bon nombre de cités : indiquer le temps d’attente avant le prochain bus par un écran.

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Arrêt de bus avec écran indiquant les temps d’attente (Kaunas, Lituanie) / ©Augustinas Žemaitis

Une étude américaine menée en 2011 stipulait que cette technique réduisait de 50 % l’impression d’attente. En effet, le fait de ne pas savoir le temps qu’il reste avant l’arrivée du prochain bus est une source d’angoisse et finalement, fait paraitre le temps d’attente plus long.

Le site Atlas Obscura, se présentant comme un guide des endroits curieux et merveilleux du monde, a également déniché deux autres astuces présentées dans un article du 3 février 2016, et ayant fait l’objet d’études. Ces études ont été menées par Yingling Fan, spécialiste en devenir des politiques d’aménagement, avec la collaboration de ses collègues de l’Université du Minnesota.

« La première est très simple. Des aménagements de base – un bac et un abribus – et les personnes présentes dans l’étude avaient l’impression de passer moins de temps à attendre. […] Cela peut sembler intuitif, mais cela va à l’encontre de la stratégie adoptée pour redynamiser les réseaux de transport en commun » estime Yingling Fan.

En effet, bien que cette solution n’apparaisse pas très innovante, car déjà bien connue, il faut savoir que les abribus ne sont pas présents partout, cela s’explique par un coût plus important qu’un simple panneau flanqué d’une planche d’horaires.

Abribus à Vancouver, Canada
Abribus à Vancouver, Canada / ©Matthew Blackett

La seconde étude s’est intéressée à l’environnement immédiat autour de l’arrêt de bus :

« Ils ont découvert que si les gens attendaient plus de cinq minutes, l’air pollué ou la circulation les poussaient à surestimer leur temps d’attente. À l’inverse, les gens qui attendent à des arrêts où l’on trouve beaucoup d’arbres n’avaient pas l’impression d’avoir attendu aussi longtemps. Plus ils attendaient, plus les arbres semblaient exercer une influence » explique encore Yingling Fan.

Selon Atlas Obscura, il faudrait planter des arbres là où il en manquerait, mais que cette activité n’est pas du ressort d’une agence de transport, rendant cette simple constatation plus compliquée qu’elle n’y parait.

Sources : Slate – CityLab – Atlas Obscura

Crédit photos : ©Augustinas Žemaitis/Truelithuania – ©Matthew Blackett/Spacing Toronto