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Comment pourrait-on utiliser les océans pour contrer le réchauffement climatique ?

Crédits : Wikimedia Commons

Les océans représentent un important régulateur du climat, mais il s’agit d’un schéma qui laisse apparaître ses limites. Cependant, une récente étude a passé en revue pas moins de treize solutions possibles à ce problème.

Il faut savoir que les océans absorbent 90 % de la chaleur à l’échelle planétaire, ainsi que 25 % des émissions de CO2 générées pas les activités humaines. Or, les dérives concernant cet important régulateur du climat sont nombreuses : acidification des océans, montée des eaux, augmentation globale de la température de l’eau, mais aussi la dérégulation des courants marins ou encore la multiplication des zones mortes dénuées d’oxygène.

Pas moins de 17 chercheurs – dont certains issus du CNRS et de l’Université de la Sorbonne – ont mené une étude publiée dans la revue Frontiers in Marine Science le 4 octobre 2018. Leur but était de lister les solutions que pourraient offrir les océans afin de réduire les effets du changement climatique. Ceci a été fait après l’analyse de plus d’un millier d’articles scientifiques.

Les 13 solutions évoquées ont été regroupées dans quatre champs d’action. Ceux-ci sont relatifs à la réduction des causes du changement climatique, à la protection des écosystèmes, à la protection de l’océan contre le rayonnement solaire ainsi qu’aux interventions directes sur les capacités d’adaptation biologique et écologique des espèces.

Il est par exemple question de fertiliser le phytoplancton stockant du carbone, de développer des énergies marines renouvelables et de stopper la surexploitation des ressources. Les chercheurs proposent également – et évidemment – de réduire les pollutions, mais aussi de créer des aires marines protégées. Concernant la protection des espèces, il faudrait en parallèle en relocaliser certaines dans de nouveaux habitats, ou encore en modifier génétiquement pour les faire s’adapter à l’augmentation de la température de l’eau.

Les chercheurs ont également indiqué que les technologies “miracles” – tels que la géo-ingénierie – pourraient avoir des effets pervers en créant des situations problématiques issues de la solution apportée à un problème donné. En revanche, il a également été soutenu que les solutions globales et locales devaient être menées de concert.

L’Institut du développement durable et des relations internationales (IDDRI) a également pris part aux recherches. Il a publié un film d’animation sur la question, visible ci-dessous :

Sources : Science DailyFutura Sciences

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