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Comment maintenir son cerveau en bonne forme ?

Crédits : HypnoArt/Pixabay

De nombreuses études sont publiées chaque année prouvant qu’en plus des facteurs génétiques intervenant dans le vieillissement prématuré du cerveau, d’autres facteurs sont à prendre en compte. Une vie saine, avec une bonne alimentation, la pratique d’une activité physique, mais aussi sociale, un sommeil réparateur, et une stimulation intellectuelle sont autant d’éléments visant à améliorer les conditions de fonctionnement du cerveau.

Entretenir son corps sans oublier de muscler son cerveau

Il ne faut surtout pas négliger de pratiquer une activité physique régulière, source d’oxygénation du cerveau, fabricant des facteurs trophiques qui soutiennent les neurones pour la conservation de leurs terminaisons nerveuses. Mais saviez-vous que l’on peut aussi muscler son cerveau ? La pratique d’exercices d’analyse et de mémoire sont d’excellents entraînements qui vont rendront de grands services en vieillissant. Seule une activité cognitive fréquente aide le cerveau à se construire et s’entretenir. La raison ? Plus vous sollicitez les synapses qui sont les zones reliant les cellules nerveuses les unes aux autres, et plus celles-ci forment de nouvelles connexions et prennent soin des connexions existantes.

Le résultat est une baisse et un retardement de l’apparition de maladies neurodégénératives. Jocelyne de Rotrou, neuropsychologue à l’hôpital Broca à Paris, explique que depuis cette découverte, nous sommes inondés de jeux vidéos ou de jeux de société qui via des contenus ludiques, stimulent différentes régions du cerveau. Prenons l’exemple du poker. Lors d’une partie, ce jeu de cartes sollicitera différentes zones, tantôt le lobe frontal qui gère les pensées rationnelles, la concentration et la résolution des problèmes. Lorsque le joueur commence à s’intéresser à ses adversaires, c’est l’hypothalamus qui va l’aider à traiter les informations relatives aux sensations périphériques qui vont l’influencer, tel que le comportement en collectivité.

Une alimentation saine et variée joue sur l’intelligence et la mémoire

Et pour aider, on n’oublie pas d’avoir une bonne alimentation en rapport avec ses activités : Pour travailler la sphère de l’intelligence, le cerveau a besoin de fruits et légumes frais colorés pour transformer le bêtacarotène en vitamine A, de produits laitiers pour les protéines, les vitamines B2 et B12, les huiles végétales pour les Oméga-3 et la vitamine E, les céréales complètes pour les glucides complexes, la vitamine B, le fer et le zinc. Pour ce qui est de booster la mémoire, on pense à manger des fruits secs et des oléagineux pour les minéraux et les oligo-éléments, des poissons gras pour les Oméga-3, et des abats pour le fer.

Le sommeil, un élément clé pour agir contre le stress

Les études travaillant sur les répercutions du stress sur le cerveau ont démontré que la partie appelée hippocampe sécrète une hormone, la corticostérone, qui envoie une impulsion aux récepteurs contenus dans les synapses, et donc également les neurones. Mais lorsque la quantité est trop importante, le résultat est une altération et un ralentissement du  fonctionnement cérébral. C’est pourquoi il est essentiel de travailler sur la gestion de ses émotions, mais aussi sur la qualité de son sommeil. Il a été prouvé qu’un sommeil réparateur permet de renforcer les connexions cérébrales en digérant les informations emmagasinées au cours de notre journée passée, et de les envoyer dans l’hippocampe qui est aussi la zone de la mémoire. Ce nettoyage permet au cerveau de faire de la place dans le lobe frontal pour de nouveaux souvenirs.

La vie sociale, un détail qui fait toute la différence

Le cerveau est un organe social qui a besoin d’interaction pour se développer. Créer de nouveaux liens, les entretenir, entreprendre, avoir de la curiosité… « Le lien social, l’activité professionnelle aident à maintenir les facultés cognitives du cerveau. Ils participent à constituer une “réserve cognitive” bénéfique contre le vieillissement cérébral », affirme le Professeur Françoise Forette, professeur de gériatrie à l’université Paris-V et directrice de la Fondation nationale de gérontologie.

Dans la lignée, le King’ s College de Londres a prouvé qu’une vie professionnelle prolongée repousse l’apparition d’Alzheimer. Et une autre étude réalisée par l’Honolulu Asia Aging Study sur 2500 individus montre que les gens ayant un engagement social faible sont plus facilement dépressifs et développent plus souvent la maladie d’Alzheimer à un âge avancé.