Comment le whisky est-il fabriqué ?

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Le whisky est l’un des spiritueux les plus appréciés du monde, principalement pour sa richesse en saveurs et en arômes. Son processus de fabrication est complexe et nécessite une grande expertise. Chaque bouteille a par ailleurs une qualité unique et une saveur distinctive en fonction des ingrédients et des méthodes de production utilisés.

Les étapes de fabrication

Le processus de fabrication peut varier, mais en général, voici les étapes clés :

– Maltage : les grains (généralement de l’orge) utilisés sont d’abord trempés dans de l’eau pour les faire germer. Ce processus déclenche la production d’enzymes dans les grains qui convertissent l’amidon en sucre. Les grains sont ensuite séchés pour stopper le processus de germination à un moment bien précis. On obtient alors du malt qui est ensuite concassé en une fine poudre appelée « grist ».

– Brassage : le grist est mélangé à de l’eau chaude pour créer un moût sucré. Il est ensuite transféré dans de grandes cuves où des levures sont ajoutées pour déclencher la fermentation. Il s’agit d’un processus de plusieurs jours pendant lequel les levures convertissent le sucre du moût en alcool. À la fin de la fermentation, on obtient un liquide appelé « wash ».

– Distillation : le wash est ensuite transféré dans des alambics en cuivre pour être distillé. Le processus consiste à le chauffer pour que l’alcool s’évapore et soit collecté dans un condenseur. Les deux premiers produits de distillation sont appelés la « tête » et la « queue », qui contiennent des impuretés et sont jetées. Ce qui reste est appelé « coeur ». C’est ce qui est conservé pour être vieilli. La plupart des distilleries utilisent deux alambics, un pour la première distillation et un autre pour la seconde.

– Vieillissement : Le whisky est enfin transféré dans des fûts de chêne pour vieillir. Ces derniers sont souvent préalablement utilisés pour vieillir du bourbon ou du sherry, ce qui donne à l’alcool des saveurs et des arômes complexes. Pendant le vieillissement, le whisky subit des changements chimiques et physiques lui conférant sa couleur, sa saveur et ses arômes caractéristiques. Le vieillissement peut durer plusieurs années, voire plusieurs décennies.

Une fois le whisky suffisamment vieilli, il est ensuite embouteillé.

À partir de quelle étape intervient le fumage des whiskys tourbés ?

Certains whiskys sont dits « tourbés ». Le fumage intervient avant la fermentation. Pendant le maltage, les grains d’orge sont alors séchés à l’aide de tourbe qui est une matière organique fossile formée à partir de la décomposition de la végétation dans des conditions anaérobies et acides. La tourbe contient des acides phénoliques qui sont absorbés par les grains d’orge pendant le séchage, ce qui donne au whisky une saveur fumée et terreuse.

Naturellement, tous les whiskys ne sont pas fumés à la tourbe. Les non tourbés sont séchés à l’aide de sources de chaleur plus propres, comme l’air chaud ou la vapeur. Le choix d’utiliser ou non de la tourbe dépend du style que l’on souhaite produire.

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Pourquoi est-il admis que les whiskys écossais et irlandais sont les meilleurs du monde ?

D’une part, même si l’origine du whisky est incertaine, il est généralement admis qu’il a été inventé en Écosse ou en Irlande au Moyen Âge. Les premières preuves écrites de sa production remontent au 15e siècle, lorsque les moines de l’abbaye écossaise de Lindores commencèrent à distiller de l’eau-de-vie à partir d’orge maltée. À cette époque, le whisky était principalement utilisé à des fins médicinales.

Au fil des siècles, sa production s’est répandue dans ces deux pays et elle est devenue dès le 18e siècle une véritable industrie.

Au cours de cette période, la contrebande était très répandue. En Écosse, les taxes sur l’alcool étaient en effet très élevées, ce qui incitait de nombreux distillateurs et producteurs de whisky à opérer illégalement. Les contrebandiers transportaient le spiritueux de manière clandestine à travers les montagnes et les lochs d’Écosse pour éviter les autorités.

En Irlande, la contrebande de whisky fut également un problème dans les années 1920 pendant la Prohibition aux États-Unis. Les producteurs de whisky irlandais ont en effet continué à produire et à exporter illégalement vers ce pays où la demande était toujours très forte.

Par ailleurs, ces deux types de whisky sont soumis à une réglementation stricte garantissant que leurs alcools soient produits selon des normes respectueuses de la tradition. Enfin, le climat et les sols de l’Écosse et de l’Irlande sont également idéaux pour la production de l’orge, l’ingrédient de base du whisky. Les eaux des rivières et ruisseaux de ces deux pays sont aussi réputées pour leur qualité et leur pureté.

Pourquoi certaines personnes mettent un peu d’eau dans leur whisky ?

Le whisky est un alcool fort qui contient généralement entre 40 et 60 % d’éthanol, ce qui peut parfois rendre la dégustation un peu difficile pour certains palais. L’ajout d’eau peut alors aider à réduire la puissance de l’alcool, ce qui permet de mieux apprécier les arômes et les saveurs du whisky. L’eau peut par ailleurs aider à « ouvrir » ces arômes en libérant les molécules aromatiques, comme les notes de fruits, d’épices ou de bois.

Il est important de noter que l’ajout d’eau dépend des préférences individuelles et du type de whisky. Les tourbés sont par exemple souvent appréciés avec une petite quantité d’eau pour réduire l’intensité de la fumée et permettre aux autres saveurs de se développer.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.