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Comment Google Maps est utilisé dans les enquêtes criminelles

Crédits : Max Pixel

La police des États-Unis utilise le célèbre service cartographique Google Maps afin de traquer les malfrats. Or, les données servant aux enquêtes se trouvent dans l’historique de localisation !

De plus en plus utilisé par la police

Selon un dossier du New York Times publié le 13 avril 2019, Google Maps servirait grandement aux enquêtes de police outre-Atlantique. Depuis six mois, les requêtes de la police adressées au service cartographique ont subi une forte hausse, atteignant une quantité record d’environ 180 par semaine !

Les données réclamées par les autorités américaines relèvent de l’historique de localisation de Google Maps. Le but ? Tenter de déterminer le lieu où se trouvait un suspect au moment d’un crime. Une façon de l’innocenter ou bien de renforcer les soupçons pensant sur lui. La première fois que la police a eu recourt à ce type de données, ce fut en 2016 en Caroline du Nord. Depuis, la pratique est devenue assez banale.

Crédits : capture New York Tims

Un système imparfait

S’il peut s’agir d’un soutien intéressant lors d’enquêtes policières, l’historique de localisation de Google Maps peut également s’avérer problématique. En effet, quelques dérives ont été signalées. Le New York Times donne l’exemple d’un homme arrêté suite à la consultation des données de localisation, mais qui a été relâché une semaine plus tard. Heureusement pour le prévenu, plusieurs personnes avaient témoigné pour l’innocenter.

Il faut également savoir que la police ne fait pas toujours les choses dans l’ordre. En effet, les suspects sont rarement au courant que leurs données de localisation sont passées en revue, ce qui pose évidemment des questions d’éthique (vie privée). Rappelons qu’à l’origine, Google Maps garde un historique de localisation afin de proposer de la publicité ciblée. Par ailleurs, même si la localisation est désactivée, certaines données peuvent tout de même être enregistrées. La base de données conservée par Google Maps concernerait des centaines de millions d’appareils dans le monde, et contiendrait des infos datant jusqu’à une décennie.

Quand Google Maps fait l’actualité

Régulièrement, des faits sont rapportés dans les médias concernant le service cartographique le plus utilisé par le public. Il y a quelques mois, nous évoquions le fait que Google Maps affichait les limites de vitesse ainsi que la présence de radars. Ces derniers sont renseignés sur la carte dans des pays comme les États-Unis, l’Australie, le Brésil, le Canada, l’Inde, l’Indonésie ou encore la Russie et le Mexique. En France, la fonction n’est pas encore présente, mais elle se développe petit à petit, et cela ne semble être qu’une question de temps.

En 2018, nous évoquions le fait que Google Maps avait abandonné la projection cartographique de Mercator, qui ne respectait pas du tout les distances et donc la superficie des États. À la place de la traditionnelle mappemonde, un globe avait été choisi, comme dans Google Earth !

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