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Combien de temps peut-on survivre sans s’alimenter ?

Capture : The Island

S’il est impossible de survivre plus de trois minutes sans respirer et plus trois jours sans boire, il est possible de rester en vie bien plus longtemps sans manger. En réalité, la durée de cette survie (avant une mort certaine) dépend grandement de notre réserve de graisse !

Sous réserve de continuer à respirer et boire de l’eau, un être humain peut en moyenne rester un mois sans se nourrir avant de succomber. Ce fait a été observé par des médecins ayant suivi des grévistes de la faim de décembre 2003 à janvier 2004 dans le camp de réfugiés Hazara (fermé depuis 2008) qui était situé à Nauru, un état insulaire d’Océanie (Micronésie).

Il s’avère que cette durée de survie diffère selon les individus en fonction de la graisse que contient le corps avant de stopper son alimentation. Comme l’indique Science & Vie, si des patients atteints d’obésité sont capables de tenir une centaine de jours sans se nourrir, un individu lambda pourrait tenir 40 jours maximum. Bien sûr, cette survie ne se passe pas sans encombre et le corps doit faire face à une longue série de problèmes.

En premier lieu, le corps puise dans ses réserves de sucre puis de graisse, ce qui n’a rien d’exceptionnel. En moyenne, les réserves de sucre sont épuisées en trois jours et celles de graisse en deux semaines. Les dix premiers jours sont synonymes de sensation de faim, de crampes d’estomac et de perte de poids. À ce stade, rien de très grave mais rapidement, les ennuis sérieux commencent.

Grève de la faim du mouvement anti-nucléaire de Taïwan réclamant un référendum
Crédits : Wikipédia

Entre le dixième et le trentième jour, le corps est contraint de puiser dans les protéines qu’il contient, ce qui signifie la dégradation de ses propres tissus ! Ainsi, l’individu est très faible et a du mal à se concentrer et à communiquer. Celui-ci est également assujetti à de sérieux maux de tête, des vertiges, ainsi qu’à une chute de la température et de vives douleurs musculaires et abdominales. Selon Allodocteurs, la survie est mise en péril dans le cas où 30 à 50% des protéines sont consommées ou que la perte de poids est égale à 50% du poids initial.

Passé un mois, si l’individu est encore en vie, ce dernier est proche de la fin : hémorragie digestive, insuffisance rénale et jaunisse (ictère) viennent finaliser la décadence du corps qui se solde par un coma évidemment irréversible, synonyme de décès.

Sources : Science & VieAllodocteurs