En Pologne, des chercheurs locaux ont fait l’incroyable découverte d’une colonie de fourmis ayant survécu pendant des années dans un bunker de l’ère soviétique. Une étude a été menée afin de comprendre comment les fourmis sont arrivées là et comment elles ont pu survivre dans de telles conditions.

Voici le scénario idéal pour un film d’horreur : se retrouver piégé dans ce bunker soviétique abandonné où environ un million de fourmis sont piégées. Ce bunker se situe dans l’ouest de la Pologne, dans une zone forestière proche de l’Allemagne. Les fourmis prisonnières du site ont fait l’objet d’une étude publiée dans le Journal of Hymenoptera ce 29 août 2016. La découverte du bunker avait été faite en 2013 lors d’une campagne de comptage des chauves-souris par d’autres scientifiques de l’Académie polonaise des sciences située à Varsovie.

Les scientifiques polonais ont alors observé ces fourmis prises au piège pendant des mois et ont avancé l’hypothèse qu’elles font partie d’une colonie vivant au-dessus du bunker, sur le tuyau de ventilation. Elles seraient alors tombées dans ce conduit et auraient donc tenté de survivre dans ce lieu ne contenant aucune vie animale et végétale et soumis à une température d’environ 10°C.

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(Crédit photo : Journal of Hymenoptera)

Orphelines de leur reine et n’ayant aucun mâle à disposition, les ouvrières ont tout de même entrepris la fondation d’une nouvelle colonie dans cette espace dont la surface est de 3 X 1,20 mètre pour 2,30 de hauteur.

Faisant partie de l’espèce Formica polyctena, les fourmis ont été privées de lumière et de végétation. Elles ont reconstruit une fourmilière à l’aide de cadavres d’autres fourmis mortes après la chute dans le bunker. Selon les chercheurs, les survivantes se sont nourries de déjections d’autres insectes comme les mites, alors qu’a été écartée l’hypothèse évoquant des actes de cannibalisme. On estime le nombre de ces fourmis mortes à deux millions tandis que les survivantes seraient encore un bon million.

(Crédit photo : Journal of Hymenoptera)

Sources : Maxi Sciences – Konbini