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Climat : y a-t-il eu du changement entre la COP 26 et la COP 27 ?

Crédits : Wikimedia Commons / Neil Palmer / CIAT

Dans un contexte de crise énergétique, financière et alimentaire, la COP 27 va bientôt se dérouler en Égypte. Alors que les conséquences du réchauffement climatique s’intensifient dans le monde entier, il est important de rappeler les mesures adoptées par les grandes puissances, et ce, depuis la COP 26 de l’année dernière.

Les États-Unis ne sont pas exemplaires

La prochaine COP 27 se déroulera à Charm el-Cheikh (Égypte) du 6 au 18 novembre 2022, un an après la COP 26 de Glasgow (Écosse). Il y a peu, un rapport du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) affirmait qu’actuellement, les engagements internationaux conduisent la Terre vers un réchauffement de 2,6°C. Autrement dit, cette valeur dépasse allègrement l’objectif de limitation à +2°C (maximum) et +1,5°C (au mieux) fixé par l’Accord de Paris en 2015. Mais qu’ont fait les grandes puissances mondiales depuis la COP 26 ?

Aux États-Unis, le progrès semble en marche avec le plan climat de Joe Biden adopté en août 2022. L’objectif ? Réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) du pays à hauteur de 40 % d’ici 2030. Toutefois, il est important de souligner que les engagements pris lors de la COP 26 n’ont pas été respectés. En effet, l’aide de financement vers certains pays en développement les plus impactés par le changement climatique n’a pas été entièrement versée.

Citons également la récente visite de la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi à Taïwan, ayant mis fin à la coopération sur le climat entre la Chine et les États-Unis. Par ailleurs, l’actuelle crise énergétique a contraint le pays à libérer pas moins de 15 millions de barils de pétrole des réserves sur le marché. Évoquons aussi la validation de nouveaux forages pétroliers et gaziers.

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Crédits : chengwaidefeng / iStock

Et les autres pays ?

En France aussi, l’objectif fixé par l’Accord de Paris n’a pas été respecté. Il est même question d’un certain retard ayant valu à l’État français une condamnation par la justice pour « préjudice écologique » en juillet 2021. Toutefois, le Haut Conseil pour le Climat et Matignon ont respectivement annoncé une augmentation du rythme de réduction annuelle des émissions de GES ainsi que des débats autour d’une nouvelle loi de programmation sur l’énergie et le climat. En Europe, la guerre en Ukraine a malheureusement favorisé la prolongation de la durée de vie des centrales électriques au charbon, si bien que les émissions de l’U.E. ont augmenté d’environ 2 % sur les six premiers mois de 2022.

Qu’en est-il de la Chine ? Si le pays ne fait pas partie des responsables des émissions historiques de GES, il est l’un des plus gros pollueurs actuels. La raison n’est autre que son développement économique rapide. Néanmoins, la Chine se place en tête des pays investissant le plus dans les énergies renouvelables. Ceci se traduit, entre autres, par le développement du marché des véhicules électriques – actuellement un quart du parc automobile national – ainsi que par la plantation de 70 milliards d’arbres d’ici 2030.

Enfin, citons le cas du Brésil, dont la réputation sur le plan écologique avait été fortement égratignée par le président sortant Jair Bolsonaro. Nouvellement élu, Lula da Silva a récemment affirmé que le pays était prêt à reprendre son leadership dans la lutte contre la crise climatique. Il faut dire que ces dernières années, l’industrie de l’agro-alimentaire a eu les mains complètement libres, si bien que la déforestation de l’Amazonie avait atteint des seuils inédits.