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La Chine publie une vidéo de sa sonde au-dessus de la planète Mars

Crédits : CNSA

La Chine célébrait ce mardi le début d’une nouvelle année : celle du Tigre. Pour l’occasion, le programme spatial du pays a partagé une vidéo « selfie » de sa sonde Tianwen-1 survolant la planète Mars. Ces images ont été prises par une caméra fixée au bout d’un bras de 1,6 m de long.

De nouvelles images de Mars

Le 15 mai 2021, la sonde chinoise Tianwen-1 larguait son atterrisseur et son rover Zhurong, achevant l’étape la plus périlleuse de sa mission. Quelques heures plus tard, les deux engins se posaient avec succès dans une vaste plaine rocheuse appelée Utopia Planitia. La Chine devint alors le troisième pays à réussir cette prouesse technique, après la Russie et les États-Unis. De son côté, la sonde s’est quant à elle positionnée en orbite pour cartographier la structure géologique de la planète.

Cela étant dit, ce lundi 31 janvier, cet orbiteur a capturé de nouvelles images en mode « selfie » grâce à une caméra située au bout d’un bras capable de s’étendre sur 1,6 m de long. Cet outil est normalement conçu pour surveiller et évaluer l’état des composants clés à l’extérieur de la sonde.

Ces images ne sont évidemment pas de très bonne qualité. Toutefois, nous pouvons apercevoir les panneaux solaires, le moteur principal et les réservoirs de carburant de Tianwen-1. À partir de la moitié de la vidéo, le pôle nord de Mars recouvert de glace apparaît aussi en arrière-plan. Cette vidéo offre un aperçu rare d’un vaisseau spatial en orbite autour d’un autre monde.

Son partage sorti à la veille du Nouvel An chinois suggère que les dirigeants du pays s’appuient également sur ces vols pour inculquer la fierté nationale.

Un quinquennat ambitieux

Parallèlement, la Chine tente également de s’établir durablement sur la scène spatiale mondiale dans le but, pourquoi pas un jour, de rivaliser avec les États-Unis. Il y a quelques jours, le gouvernement a d’ailleurs publié un livre blanc. Celui-ci décrit la stratégie spatiale civile quinquennale du pays qui enchaîne les succès depuis plusieurs années.

Au cours de la prochaine demi-décennie, le programme spatial chinois aurait ainsi l’intention de terminer l’assemblage de sa station spatiale Tiangong et de lancer un télescope spatial. Ce dernier serait semblable à Hubble, actuellement en orbite. Le pays prévoit également une étude plus approfondie d’un plan pour un alunissage humain.

À terme, la Chine envisage également de collaborer avec la Russie et d’autres partenaires internationaux pour construire une station de recherche sur la Lune. Un tel projet pourrait faire de l’ombre au programme américain Artemis, qui prévoit une série d’atterrissages lunaires à la fin de la décennie.

Enfin, la Chine aurait également l’intention de poursuivre son exploration robotique de l’espace. Avec la sonde lunaire Chang’e-6, le pays prévoit en effet de collecter et de ramener des échantillons des régions polaires de la Lune, tandis que la sonde lunaire Chang’e-7 se chargera d’explorer les cratères ombragés en permanence susceptibles d’abriter de la glace d’eau. Le pays aspire aussi à rapporter des échantillons de roches martiennes.

Malheureusement, ce nouveau livre blanc ne présente pas d’informations budgétaires. Cela dit, pour atteindre certains de ces objectifs, il est certain que le pays devra investir beaucoup plus que ce qui est actuellement dépensé dans son programme spatial.