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La Chine veut envoyer un Homme sur la Lune avant 2036

Mission Apollo 11

La Chine a récemment annoncé, lors d’une conférence de presse du commandant adjoint du programme spatial national, Zhang Yulin, son intention de vouloir envoyer un homme sur la Lune d’ici 2036.

Troisième puissance spatiale à avoir envoyé un Homme dans l’espace, en 2003, après l’ex-URSS et les États-Unis, la Chine étoffe son programme lunaire et veut faire de notre satellite son nouveau terrain de jeu. Une première mission habitée est d’ores et déjà planifiée pour 2036, si l’on en croit la conférence de presse du commandant adjoint du programme spatial national, Zhang Yulin, tenue il y a quelques jours. Ainsi la Chine pourrait devenir le deuxième pays à envoyer des Hommes sur la Lune.

En effet, à ce jour, seuls les États-Unis ont été capables d’envoyer des Hommes sur la Lune. Les Soviétiques s’y sont essayés, mais sans succès. Pour se faire, la République populaire devra « mettre à profit les 15 à 20 années qui viennent pour accomplir ses objectifs en matière d’exploration lunaire humaine et jouer un rôle majeur au nom du peuple chinois dans l’utilisation de l’espace« , peut-on notamment lire dans un communiqué diffusé sur le site de l’agence spatiale.

Pour s’installer durablement dans l’espace et envoyer le nécessaire pour vivre et travailler sur la Lune, la Chine devra disposer d’un lanceur suffisamment lourd, au moins quatre fois plus puissant que la Longue Marche 7, capable aujourd’hui se lancer plus de 13 tonnes en orbite basse et 5,5 tonnes en orbite héliosynchrone. Bien que parfaite pour déployer les futurs modules de la station spatiale chinoise, ce lanceur sera néanmoins bien incapable de lancer un véhicule spatial vers la Lune.

Buzz Aldrin sur la Lune en 1969
Buzz Aldrin sur la Lune en 1969

D’une hauteur de cent mètres, le lanceur d’ores et déjà pensé par la Chine serait doté d’un corps central et de quatre propulseurs d’appoint. Capable d’injecter 130 tonnes en orbite basse, ce futur lanceur autoriserait cette fois-ci la dépose d’un module lunaire habité pour des opérations en surface. Parfait pour la Chine, qui entend bien s’inscrire dans la durée avec l’exploration continue de l’espace Terre-Lune.

Source : Futura-sciences