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La Chine teste actuellement le premier train « Maglev suspendu »

Crédits : capture YouTube / South China Morning Post

Grande adepte des trains à sustentation magnétique, la Chine teste un nouvel appareil assez particulier. En effet, celui-ci est suspendu, c’est-à-dire que les rails se trouvent au-dessus de l’engin. En ce moment même, ce « sky train » est testé sur une portion d’une longueur de près d’un kilomètre.

Le tout premier train à sustentation magnétique suspendu

En 2019, nous présentions le nouveau prototype de Maglev testé par la compagnie China Railway Rolling Stock Corporation (CRRC). Il est capable de relier les villes chinoises de Pékin et Shanghai en trois heures et demie à une vitesse de 600 km/h. Avant cela, le train de ce type le plus rapide du monde se trouvait déjà en Chine et reliait l’aéroport international Pudong et la ville de Shanghai à une vitesse de 431 km/h en service commercial.

Ainsi, ce n’est pas vraiment un hasard de voir la Chine tester le tout premier train à sustentation magnétique suspendu : le Red Rail. Comme l’explique le South China Morning Post dans un article du 10 août 2022, il s’agit d’un sky train roulant sous ses rails et flottant sans avoir besoin d’énergie. En effet, l’engin est soulevé de manière permanente grâce à un système d’aimants un peu particulier. Actuellement, ce Maglev est testé dans la province du Jiangxi, plus précisément à Xingguo sur une portion d’une longueur de 800 mètres.

train Maglev suspendu Chine
Crédits : capture YouTube / South China Morning Post

Un apport en terres rares très utile

Si la Chine semble vivement apprécier les trains à sustentation magnétique, plusieurs critiques se font entendre. Certains observateurs soulignent la grande quantité d’électricité nécessaire au fonctionnement du système d’aimants. De plus, le dispositif génère un champ électromagnétique assez puissant pour perturber l’environnement direct des lignes. En revanche, le Red Rail ne semble pas concerné par ces critiques. En effet, l’apport de terres rares dont le néodyne dans les aimants des rails permet au train de flotter sans friction ni apport d’énergie. Ainsi, le Red Rail semble bien plus économe en énergie que ses semblables grâce à ce flottement naturel.

Pour l’instant, les chercheurs de l’Université des sciences et technologies du Jiangxi responsables du projet expliquent que la force générée est déjà suffisante pour soulever et déplacer 88 passagers à une vitesse de 80 km/h. Par ailleurs, le train pourrait atteindre une vitesse de 120 km/h sur une ligne d’une longueur de 7,5 km. Ce type de transport équivalent au métro ou au tramway pourrait donc éventuellement s’adapter aux villes et s’inscrire dans une démarche un peu plus écologique.