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La Chine poursuit avec succès la mise en place de sa station spatiale

Crédits : CNSA

Le cargo spatial Tianzhou-1 s’est arrimé avec l’embryon de station spatiale Tiangong-2. Le but de la manœuvre serait à terme d’assembler une station spatiale plus imposante capable de remplacer la station spatiale internationale (ISS).

La Chine a effectué le lancement du cargo spatial Tianzhou-1 (en chinois « bateau céleste ») ce jeudi 20 avril 2017 depuis l’île d’Hainan vers le premier élément de la future station spatiale baptisé Tiangong-2 (« palais céleste »). Le 22 avril, Tianzhou-1 s’est arrimé à Tiangong-2 en sept minutes.

La mission a pour vocation de tester la capacité de Tianzhou-1 à gérer les opérations de ravitaillement. Mesurant 10 mètres de long, ce dernier est capable de transporter pas moins de 6,5 tonnes de matériel. Afin de valider la mission, trois opérations d’amarrage (et de désamarrage) sont prévues à quelques mois d’intervalle. Il faut également savoir que Tianzhou-1 embarque des expériences scientifiques dont nous ignorons la nature.

« Une fois la mission Tianzhou-1 terminée, la Chine deviendra le 3e pays après la Russie et les États-Unis à maîtriser la technique du ravitaillement dans l’espace », déclare Wang Xiang, chef du département conception de la Corporation technologique et scientifique aérospatiale de Chine.

En ce qui concerne Tiangong-2, il s’agit de l’embryon d’une bien plus grande station spatiale qui devrait être effective en 2022 et dont le but est d’être habitée à partir du moment ou l’actuelle station spatiale internationale (ISS) cessera d’être utilisée, vraisemblablement après 2024 au moment où le financement en provenance des États-Unis prendra fin.

D’autres modules seront donc progressivement ajoutés à Tiangong-2 qui avait déjà accueilli deux taïkonautes durant un mois. L’évolution de la station spatiale dépend grandement du cargo spatial Tianzhou-1, dont la mission devrait durer cinq mois avant que ce même engin soit rapatrié dans l’atmosphère pour y être détruit.

La Chine tente de rattraper les États-Unis et l’Europe au niveau des projets spatiaux et dépense visiblement sans compter. Au-delà de ce projet de station spatiale, le pays a aussi la volonté d’envoyer un vaisseau spatial visiter la planète Mars autour de 2020 puis d’y larguer un véhicule téléguidé.

Sources : CCTVMashableSciences et Avenir