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Les chimpanzés se reconnaissent par les fesses plutôt que le visage

Crédits : Pixabay

Comme les hommes, les chimpanzés sont capables de reconnaître un congénère familier. Toutefois, les mécanismes de reconnaissance ont quelques différences puisque là où l’homme analyse le visage, chez le chimpanzé ce sont les fesses qui sont analysées.

Selon une étude publiée par des chercheurs néerlandais dans la revue Plos One, les chimpanzés reconnaissent leurs congénères aussi bien que l’homme. Cela dit, chez cette espèce sociale pour qui la reconnaissance des congénères est cruciale pour la survie, ce n’est pas en analysant le visage que cela se produit, mais en analysant les caractéristiques des fesses. « Leur cerveau analyse leurs fesses de la même façon que nous analysons les visages », écrit le site The Verge.

Le visage humain possède des caractéristiques telles que le blanc des yeux, les sourcils, les lèvres ou encore les joues qui donnent des indications sur les émotions, les intentions ou encore la santé. Un nombre aussi important de caractéristiques sont présentes sur le postérieur des chimpanzés, ce qui leur permet d’obtenir autant d’informations.

Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs néerlandais ont analysé les systèmes de reconnaissance d’hommes et de chimpanzés face à des parties du corps de leur espèce respective. Chez l’homme, la reconnaissance faciale se fait dans son ensemble sans en distinguer les parties comme les yeux ou encore la bouche. C’est ce qui explique la difficulté que cela représente de reconnaître un visage s’il est inversé. Du côté du chimpanzé, c’est la même chose, mais pour le postérieur, qu’il aura également du mal à reconnaître s’il est inversé.

Durant les expériences menées par ces chercheurs, il a été demandé à une centaine d’hommes de regarder des images de visages, de fesses et de pieds d’autres hommes et de chimpanzés. Ils ont également dû regarder les mêmes images inversées et rassembler les paires qui correspondaient. Le test a été le même pour les chimpanzés. « Les humains, comme prévu, subissaient l’effet d’inversion pour les visages, mais pas pour les fesses. Les chimpanzés, de leur côté, ont eu plus de mal à relier les images de fesses quand elles étaient inversées, mais pas celles de visage », écrivent les chercheurs.