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Les chimpanzés aussi distinguent le bien du mal

Crédits : Pixel-mixer / Pixabay

Des chercheurs de l’Université de Zurich, en Suisse, viennent de publier une étude qui montre que le chimpanzé, tout comme l’Homme, est capable d’attribuer au comportement d’un congénère la notion de bien ou de mal.

Pour parvenir à de telles conclusions, les chercheurs de l’Université de Zurich ont étudié le comportement de deux groupes de chimpanzés provenant de deux zoos différents, en leur proposant une série de clips vidéos. Certaines de ces vidéos montraient des actions tout à fait banales, comme un congénère qui marche ou encore qui mange, alors que d’autres montraient des actions pleines d’agressivité, comme un chimpanzé en pleine bagarre ou encore un petit tué par des adultes.

Dans les résultats de leur étude, publiée dans Human Nature, les chercheurs indiquent que les chimpanzés ont passé quatre fois plus de temps devant les images d’agressivité, notamment celles montrant des infanticides. La suggestion avancée est que ces participants ont été conscients du fait que ce qu’ils voyaient là n’était pas acceptable. Ayant connu l’infanticide au sein de leur communauté, penser qu’ils auraient pu être attirés par la violence est exclu. Pour les chercheurs, les chimpanzés sont capables de distinguer différents types de violence, et juger certains comportements comme « mauvais ».

Mais bien qu’ils aient été capables de distinguer un mauvais comportement d’un bon, rien n’a montré qu’ils étaient prêts à intervenir pour y mettre fin. Une absence d’action qui peut être mis sur le compte de la télévision et de la distance établie par celle-ci, mais aussi par le fait que les individus observés dans les vidéos ne faisaient pas partie de leur communauté. Si les chimpanzés détectent « la violation de normes sociales dans leur communauté comme dans celle d’individus inconnus, ils ne répondront émotionnellement qu’au sein de leur propre groupe » déclare l’auteur principal, Claudia Rudolf von Rohr.

Sources : Human NatureScienceDaily

– Crédits photo : Thomas Lersch