in

Des chiens détectent le Covid-19 avec un taux de réussite de 94%

Crédits : Nicooografie/Pixabay

Des chercheurs allemands apprennent à des chiens à détecter le SARS-CoV-2 dans la salive humaine. Et les résultats sont plutôt encourageants.

Nous savons que certains chiens, lorsqu’ils sont entraînés, peuvent détecter la présence de cancers. D’autres peuvent également sentir “l’odeur” des crises d’épilepsie ou du paludisme (en reniflant des chaussettes). Plus récemment, certains se sont également révélés très efficaces pour détecter la maladie du dragon jaune, qui ravage les cultures d’agrumes.

Naturellement, certains chercheurs se sont récemment demandés si nos meilleurs amis à quatre pattes pourraient également jouer un rôle dans la lutte contre le Covid-19.

Plusieurs études en cours

Dans cet esprit, plusieurs travaux sont actuellement en cours pour explorer la façon dont les chiens pourraient être entraînés pour détecter le nouveau coronavirus. À terme, ces chiens pourraient se présenter comme un premier rempart au virus, permettant de filtrer les cas suspects dans les espaces publics.

Plus tôt cette année, nous avons examiné l’un de ces projets de recherche mené au Royaume-Uni. Un second est également mené en France, dirigé par le Pr Dominique Grandjean, professeur à l’École nationale vétérinaire d’Alfort (Val-de-Marne) et chef du service vétérinaire de la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP).

Des chercheurs de l’Université allemande de Hanovre sont également sur le coup. Ces derniers viennent d’ailleurs de publier leurs premiers résultats dans la revue BMC Infectious Diseases.

Dans le cadre de ces travaux, huit chiens pisteurs ont été entraînés pendant une semaine à faire la distinction entre des échantillons de salive infectés par le SARS-CoV-2 et des échantillons témoins non infectés. Une fois formés, on leur a demandé de renifler 1012 échantillons. Certains étaient infectés, d’autres non. Ni les chercheurs, ni les maîtres-chiens ne savaient lesquels étaient positifs.

chiens
L’un des labradors impliqués dans l’étude. Crédits : FridaKerstin Thellmann

Des résultats encourageants

Au final, les chiens ont correctement identifié 157 échantillons positifs et 792 échantillons négatifs. À l’inverse, ils ont incorrectement identifié 33 échantillons négatifs et rejeté une trentaine de positifs.

Dans l’ensemble, l’équipe a relevé une sensibilité moyenne de 83% à la détection d’échantillons positifs, et une sensibilité moyenne de 96% à la détection des négatifs. En remettant tout à niveau, il ressort finalement un taux de détection moyen global de 94%.

« Les résultats de l’étude sont incroyablement passionnants », s’enthousiasme le Dr. Holger Volk, principal auteur de ces travaux. Cette recherche, dit-il, servira de base solide pour des études futures afin d’analyser ce que les chiens sentent réellement. À terme, il s’agira également de comprendre si ces derniers peuvent ou non différencier les différents stade de développement de la maladie.