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On le croyait disparu, le chien sauvage de Nouvelle-Guinée vient d’être observé un demi-siècle plus tard

Le chien sauvage des hauts plateaux de Nouvelle-Guinée avait-il disparu ? Il semblerait que non. Des chercheurs ont finalement confirmé l’existence d’une population en bonne santé, viable, cachée dans l’une des régions les plus reculées et inhospitalières de la planète.

Le chien sauvage des hauts plateaux de Nouvelle-Guinée est une sous-espèce de loup gris. C’est à l’origine un chien domestique retourné très vite à l’état sauvage. Ce sont surtout les canidés les plus anciens et les plus primitifs du monde. Disparus ? Pas tout à fait. Une expédition récente au cœur des montagnes de Nouvelle-Guinée révélait il y a quelques jours la présence d’au moins quinze individus sauvages, y compris des mâles, des femelles et des petits en bonne santé et en plein isolement, loin de tout contact humain.

« La découverte et la confirmation de la présence de chiens sauvages dans les hauts plateaux pour la première fois depuis plus d’un demi-siècle est non seulement passionnante, mais également une opportunité incroyable pour la science », se réjouit l’un des membres de la New Guinea Highland Wild Dog Foundation (NGHWDF). « L’expédition de 2016 aura permis de localiser, d’observer, de documenter et même de recueillir des échantillons biologiques confirmés par des tests d’ADN, une meute d’une quinzaine de spécimens qui vivent et se développent dans les hautes terres de Nouvelle-Guinée, à quelque 3 460 à 4 400 mètres au-dessus du niveau de la mer ». Les échantillons fécaux ont également confirmé leurs liens avec les dingos australiens et les chiens chanteurs de Nouvelle-Guinée, des « variantes » élevées en captivité.

Les pièges photographiques installés sur le site auront notamment permis de capturer plus de 140 images de ces canidés sauvages en seulement deux jours sur Puncak Jaya, l’une des plus hautes montagnes de la région. Voici quelques-unes de ces photos :

Crédit : NGHWDF
Crédit : NGHWDF

Physiquement, imaginez ce chien sauvage court sur pattes avec une tête large, mesurant en moyenne 31 à 46 cm de haut pour un poids allant de 9 à 14 kg. Il présente également deux pelages différents : certains spécimens sont noirs, d’autres sont roux.

L’étude et l’épluchage des données sont encore en cours, mais un document scientifique sur la découverte devrait être publié dans les prochains mois. Les chercheurs se disent « optimistes “quant aux chances de survie de l’animal dans les hauts plateaux. Les sociétés minières locales ont été chargées de prendre des mesures d’intendance environnementale pour protéger l’écosystème entourant leurs installations, ce qui signifie qu’ils ont ‘créé par inadvertance un sanctuaire dans lequel ces chiens sauvages pourraient prospérer’, explique l’un des chercheurs.

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