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Des chercheurs tentent de mettre au point un béton qui se régénère lui-même

Crédits : Tomekkno / Pixabay

Au Canada, des universitaires travaillent sur l’élaboration d’un béton intelligent qui se répare de façon autonome. Le but est de l’intégrer à des constructions et ainsi prolonger leur vie, tandis que l’initiative permettra de limiter les risques de catastrophes et aura un impact qui peut être considéré comme positif sur l’environnement.

Rishi Gupta est chercheur et professeur en génie civil à l’Université de Victoria située en Colombie-Britannique. Lors d’une récente exposition de son travail à l’Assemblée législative de la province, le chercheur a expliqué que son département menait des recherches afin d’élaborer des matériaux composites dans le but de mettre au point un béton durable et intelligent, capable de colmater les éventuelles fissures et autres lézardes.

Il s’agit donc de fabriquer un béton qui ne se fissure en aucun cas, un atout majeur pour le matériau de construction le plus utilisé au monde. Cependant, Rishi Gupta se prépare à toute éventualité :

« Si le béton décide tout de même de craquer, nous sommes en train de concevoir des systèmes intelligents qui auront la capacité de s’autorégénérer » indique-t-il.

L’expert en génie civil estime que ses recherches ont principalement deux buts : la fabrication d’un béton à l’épreuve des fissures et la surveillance des infrastructures en béton, en ce qui concerne leur longévité. Rishi Gupta évoque alors des fibres, qui, mélangées au béton, rendraient le matériau plus résistant et capable d’auto-régénération.

« Nous avons un brevet qui a été récemment approuvé et nous possédons la seule technique au monde pouvant être utilisée pour mesurer la vitesse auquel des systèmes comme ceux-là s’autorégénèrent. Nous sommes en mesure de prédire la durée de vie du béton » explique Rishi Gupta.

Le chercheur estime également que son projet s’inscrit dans une volonté d’adhérer au développement durable, dans le cadre de l’allongement de la durée de vie du béton :

« Le béton est considéré comme n’étant pas tellement durable parce que chaque tonne de béton produit environ une tonne de dioxyde de carbone. Si vous pouvez faire en sorte que votre structure dure plus longtemps, vous rendez le matériau plus durable ».

En effet, le béton n’est pas un matériau durable, mais allonger sa durée de vie s’avère être une initiative intéressante, qui limiterait finalement la quantité de béton produite. Des outils de mesure sont également en cours de création, afin de mesurer à la fois la durée de vie et la solidité de toute construction intégrant du béton.

Sources : ICI Radio CanadaHuffingtonPost Québec