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Des chercheurs ré-évaluent la masse d’un amas de galaxies extrêmement lourd

Crédits : Bonafede et al. (2014)

De nouvelles observations menées par une équipe internationale d’astronomes nous permettent aujourd’hui d’en apprendre davantage sur l’un des amas de galaxies les plus massifs connus, nommé PLCK G287.0 + 32.9.

Si vous zoomez depuis la Terre, vous verrez que notre planète s’inscrit dans une galaxie, la Voie lactée bien sûr, mais également que celle-ci s’inscrit dans un réseau plus large : un groupe d’une cinquantaine de galaxies que l’on appelle le Groupe local. Ces amas figurent d’ailleurs parmi les plus grandes structures de l’Univers. C’est pourquoi leur étude est indispensable pour comprendre le fonctionnement de notre monde. De nouveaux résultats, présentés le 6 octobre dans un article publié sur arXiv.org, nous révèlent un aperçu de la structure et de la distribution de masse de l’amas PLCK G287.0 + 32.9, une formation très, très massive.

PLCK G287.0 + 32.9 fut détecté par le télescope Planck de l’Agence spatiale européenne (ESA) en 2011. Les premières observations suggéraient une masse estimée à environ 1,57 quadrillion de masses solaires. La présence de formes d’arcs asymétriques (simples ou doubles) spectaculaires à la périphérie de cet amas ont également été repérées. Ces sources sont supposées provenir de l’accélération et de la réaccélération des chocs de fusion. Ainsi, dans le cas de PLCK G287.0 + 32.9, la présence de ces arcs signifie que plusieurs galaxies logées à l’intérieur de cet amas sont en train de fusionner. Pour tenter d’en savoir davantage, une équipe d’astronomes dirigée par Kyle Finner de l’Université Yonsei à Séoul, en Corée du Sud, a effectué une nouvelle analyse de la distribution de la matière de cet amas.

Finner et son équipe se sont appuyés sur le télescope Subaru, installé à Hawaii, et sur le télescope spatial Hubble (HST) pour leurs observations. Cette étude aura notamment permis aux chercheurs de découvrir cinq sous-structures de galaxies. Une vision plus précise de sa structure donc, qui a finalement permis aux chercheurs de réévaluer la masse de cet amas. L’analyse suggère ici une masse d’environ 2,04 quadrillions de masses solaires (et non 1,57 quadrillion de masses solaires comme précédemment estimé). Les astronomes ont par ailleurs noté que 10 % de cette masse était contenu dans quatre sous-structures significatives qui s’étendent du nord-ouest au sud-est. La cinquième sous-structure serait ici tellement peu massive qu’elle pourrait ne pas être considérée comme une simple galaxie.

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