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Le Chemin de l’Inca inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO

Crédits : LoggaWiggler / Pixabay

En juillet 2009, plus de 60 représentants d’Argentine, de Bolivie, du Chili, de Colombie, d’Équateur, du Pérou et de l’UNESCO s’étaient réunis à Lima, capitale du Pérou, afin d’obtenir au moyen d’une union sans précédent, l’inscription du Chemin de l’Inca comme patrimoine de l’humanité. Aujourd’hui chose faite, retour sur cet événement rendant grâce à un pan de l’histoire des Incas.

« Le Qhapaq Ñan constitue le lien des communautés avec leur histoire, avec leurs ancêtres, avec leurs territoires ; en plus d’être des éléments renforçateurs de l’identité culturelle » selon Teresa Parodi, ministre de la culture argentine.

Le Comité de l’UNESCO réuni lors de la 38e session à Doha du 15 au 25 juin 2014 a validé la candidature du Chemin de l’Inca ou Qhapaq Ñan. Il s’agit d’une grande première puisque six pays ont uni leurs efforts pendant une dizaine d’années pour promouvoir cette importante candidature. Il s’agit de la plus grande nomination au patrimoine de l’UNESCO puisque pas moins de 310 sites archéologiques composent le Chemin de l’Inca.

« La reconnaissance de la grandeur du chemin de l’Inca qui pour les Péruviens signifie la reconnaissance du monde envers la culture inca qui a construit une infrastructure unissant les kilomètres de chemins pour organiser tout le monde andin » déclarait Diana Álvarez, ministre péruvienne rattachée la culture.

Le Qhapaq Ñan était le principal axe économique et politique de l’Empire Inca reliant San Juan de Pasto (Colombie) à Santiago (Chili) via Cuzco (Pérou) dont l’altitude varie entre 3000 et 5000 mètres sur une distance de près de 6000 km. Cet axe principal formait avec ses voies secondaires un réseau de communication de plus de 23 000 km (selon Hyslop, 1992). Poumon de l’empire, ce réseau couvrait l’intégralité du territoire assurant les échanges et la circulation des marchands, militaires et artisans jusque dans les déserts et les forêts des endroits les plus reculés.

Le but de cette inscription au patrimoine de l’UNESCO est également d’obtenir des financements de la part d’organismes internationaux pour assurer des actions de conservation et de restauration des sentiers et sanctuaires. Les besoins sont conséquents tandis que des archéologues péruviens assurent que certains tronçons du réseau routier remontent à plus de 2000 ans et auraient été construits par d’anciennes cultures pré-incas.

Sources : Actu LatinoUNESCO