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Comment les chauves-souris permettent aux agriculteurs d’économiser un milliard de dollars

Crédits : jochemy / Pixabay

Les chauves-souris sont un allié de poids pour les agriculteurs. Durant la nuit, elles commencent leur travail de sape en dévorant les insectes et autres parasites qui pullulent dans les champs cultivés. Selon une étude menée aux États-Unis, cette action permettrait aux exploitants agricoles du monde entier de réaliser une économie de plus d’un milliard de dollars.

Pesticides, insecticides, OGM, les armes ne manquent pas pour permettre un rendement optimal des champs cultivés et réduire les pertes au maximum. Si les scientifiques tendent à prouver que ces moyens de protection ont des effets nocifs pour notre santé, la nature joue elle aussi un rôle important. Pour mener leur expérience à bien, des chercheurs se sont intéressés au ver de l’épi du maïs (helicoverpa zea), un parasite dévastateur qui ravage les cultures de maïs à travers le monde.

Les scientifiques ont recouvert un champ de 400m² d’un filet afin d’empêcher les chauves-souris (qui raffolent de cette larve) de venir la nuit se nourrir. Résultat : le champ de maïs sous le filet avait subi 56% plus de dégâts causés par ces vers que le reste du champ. Les scientifiques ont réussi à déterminer l’impact des chauves-souris sur le rendement moyen des parcelles cultivées. En moyenne, elles ont permis d’accroître la productivité de 1.4% par hectare, soit environ 7.88 dollars, selon le cours actuel du maïs. Au niveau mondial, la note s’élève à plus d’un milliard de dollars.

Aux États-Unis, 84% du maïs cultivé a été génétiquement modifié pour résister à l’helicoverpa zea. Dans le reste du monde, ce chiffre descend à 68%. Dans cette course folle au rendement, les chauves-souris jouent un rôle involontairement prépondérant, mais malheureusement, les chiffres avancés par les chercheurs américains devraient amener à une utilisation systématique du maïs transgénique à travers le monde au vu des ravages causés par cette larve.

Source : L’Express, AFP