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Chat vs rat : dans les rues de New York, il y a clairement un vainqueur

Un rat sauvage dans les rues de New-York. Crédits : Wikimedia Commons

Une étude inédite visant à quantifier la prédation de chats sur une colonie de rats sauvages révèle que les rongeurs s’en sortent beaucoup mieux que l’on ne pourrait le penser.

Le chat sauvage est un prédateur, et l’on connaît sa redoutable efficacité sur les populations d’oiseaux, par exemple. C’est d’ailleurs un problème dans de nombreuses villes. Mais quand est-il de son efficacité sur le rat ? Si le félin a souvent été utilisé pour contrôler les populations de ces gros rongeurs, aucune étude ne s’est jusqu’à ce jour réellement concentrée sur cette influence. C’est aujourd’hui chose faite, dans un centre de recyclage de déchets de la ville de New York.

« Nous voulions savoir si le nombre de chats présents influencerait le nombre de rats observés, et vice versa », explique le docteur Michael H. Parsons, de l’Université Fordham (États-Unis) et principal auteur de l’étude publiée dans Frontiers in Ecology and Evolution.

Les chercheurs expliquent en effet avoir surveillé par puces électroniques les comportements d’une population de 100 rats en présence de trois chats sauvages évoluant dans la même zone. Et dans cet affrontement, il y a clairement un vainqueur : le rat. Sur les 79 jours d’observation, seules trois attaques ont été tentées, et seulement deux rats ont été tués.

« Comme toute proie, les rats surestiment les risques de prédation. En présence de chats, ils ajustent leur comportement pour devenir moins apparents et passent plus de temps dans des terriers, poursuit le chercheur. Cela soulève des questions quant à savoir si la libération de chats dans la ville pour contrôler les rats vaut les risques que les chats posent pour la faune ».

Pourquoi les chats semblent-ils donc si peu efficaces contre les rats ? Parce que ces derniers se cachent, tout simplement. « Les gens voient moins de rats et supposent que c’est parce que les chats les ont tués, alors que c’est en fait dû au fait qu’ils modifient leur comportement », conclut le chercheur.

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