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Chaque transaction en bitcoin consomme l’équivalent d’une petite piscine d’eau

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Crédits : whyframestudio / iStock

La célèbre cryptomonnaie bitcoin (BTC) est une aberration écologique, comme il en existe tant d’autres. Récemment, lumière a été faite sur la consommation en eau pour chaque paiement. Il s’avère que chaque transaction en bitcoin consomme 16 000 litres d’eau, soit environ 6,2 millions de fois plus qu’un paiement par carte bancaire.

Un énorme gaspillage en eau lié au Bitcoin

Sur le plan écologique, les cryptomonnaies sont loin d’être de bons élèves. C’est notamment le cas pour le célèbre bitcoin. En 2021, un phénomène préoccupant a été soulevé : certaines sociétés ont réhabilité des centrales à charbon pour alimenter le minage de la cryptomonnaie. En 2018, une étude suggérait quant à elle que le bitcoin pourrait produire suffisamment d’émissions de GES dès 2033 pour augmenter les températures mondiales de 2 °C.

Une nouvelle étude publiée dans la revue Cell Reports Sustainability le 29 novembre 2023 s’est pour sa part intéressée à la consommation en eau des transactions en bitcoin. Déjà fustigée pour sa consommation en électricité estimée à près de 150 térawattheures par an, la cryptomonnaie gaspillerait l’équivalent d’une petite piscine en eau. Or, cette consommation est 6,2 millions de fois plus importante que celle d’un paiement avec une simple carte bancaire. Le minage du bitcoin avait par ailleurs consommé 1,572 milliards de litres d’eau et chaque transaction, pas moins de 16 279 litres.

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Crédits : Jirapong Manustrong / iStock

Et si l’on changeait le mode de minage ?

À l’origine de l’étude, nous retrouvons Alex de Vries, un économiste à la Vrije Universiteit Amsterdam (Pays-Bas). Il estime qu’aux États-Unis, le minage du bitcoin est équivalent à la consommation de 300 000 foyers. Néanmoins, Shaolei Ren, un spécialiste de l’utilisation de l’eau par les nouvelles technologies, explique que dans le cadre de ces travaux, il y a eu confusion entre la consommation d’eau des ménages et les prélèvements d’eau. Autrement dit, l’empreinte du minage correspondrait finalement davantage à la consommation en eau de trois millions de foyers.

Rappelons que l’eau sert en partie au refroidissement des équipements informatiques indispensables aux transactions qui représentent entre 10 et 20 % de la consommation directe. Cependant, l’eau refroidit surtout les centrales électriques qui alimentent ces mêmes équipements et représentent entre 80 et 90 % de la consommation directe.

Dans la mesure où le minage est plus problématique que les transactions, ne serait-il pas judicieux de tenter de changer le mode de minage ? Certains experts suggèrent de passer de la « preuve de travail » (POW) à la « preuve d’enjeu » (POS), un protocole déjà adopté par une autre cryptomonnaie d’influence : l’Ethereum. Selon Alex de Vries, cette dernière a réussi son pari en réduisant sa consommation électrique de 99,85 %, et ce, simplement par le biais de modifications logicielles.