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Google franchit une étape dans la lutte contre les climatosceptiques

Crédits : dmncwndrlc

Quelques jours seulement après avoir avoir interdit toute information erronée sur les vaccins sur sa plate-forme YouTube, Google franchit une nouvelle étape vers la démonétisation du contenu faisant la promotion de fausses allégations sur le changement climatique.

Des engagements forts à l’encontre de la désinformation

Le 20 septembre dernier, les responsables de YouTube déclaraient qu’ils supprimaient désormais tous les comptes proposant des contenus qui prétendent faussement que les vaccins approuvés sont dangereux pour la santé humaine. Ce jeudi 8 octobre, les responsables de Google (qui a racheté YouTube en 2006) sont allés plus loin, annonçant leur intention de démonétiser le contenu faisant des allégations trompeuses ou fausses sur le changement climatique. Autrement dit, les contenus remettant en question ou niant le consensus scientifique autour du changement climatique d’origine anthropique ne pourront plus gagner d’argent grâce à la publicité de Google.

En outre, la plate-forme ne diffusera plus aucune publicité contredisant le consensus scientifique bien établi sur l’existence et les causes du changement climatique.

«Nous avons entendu directement un nombre croissant de nos partenaires publicitaires et éditeurs qui ont exprimé leurs inquiétudes concernant les publicités diffusées à côté ou faisant la promotion d’affirmations inexactes sur le changement climatique», a déclaré Google. «Les annonceurs ne veulent tout simplement pas que leurs annonces apparaissent à côté de ce contenu. Et les éditeurs et les créateurs ne veulent pas que les annonces faisant la promotion de ces revendications apparaissent sur leurs pages ou vidéos».

Google espère également être la première grande entreprise à fonctionner sans carbone d’ici 2030, dans le but de faire fonctionner tous ses centres de données grâce aux énergies renouvelables.

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Crédits : Geralt/Pixabay

Le consensus sur l’origine anthropique du réchauffement climatique atteint 100 %

Au cours du siècle dernier, les chercheurs ont très vite compris que les quantités de gaz à effet de serre (GES) diffusé dans l’atmosphère par les activités d’origine anthropiques allaient poser problème. Les premières alertes ont été publiées dans les années 1970, avant de se généraliser dans les années 1980, à mesure des études. Le constat était simple : si nos sociétés persistent à brûler autant de combustibles fossiles, les températures augmenteront dangereusement, au point de détraquer l’ensemble du système climatique.

Malgré ces alertes, nous avons continué d’émettre toujours plus de GES, et nos craintes se sont concrétisées. Entre 2009 et 2015, le consensus entourant l’origine anthropique du changement climatique se situait autour de 97 %. Depuis, les choses ont évolué.

D’après une évaluation parue en novembre 2019, appuyée sur plus de 11 600 études publiées sur le sujet entre le 1er janvier et début août 2019, le consensus sur l’origine anthropique du réchauffement climatique aurait finalement atteint les 100 %. Autrement dit, tous les articles analysés dans ces travaux soutenaient l’idée d’une cause anthropique au réchauffement global actuel.