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Cette technique d’impression de verre en 3D devrait séduire l’industrie !

Crédits : Mediated Matter Group

Depuis quelques années, le MIT travaille sur un processus d’impression 3D permettant, par le biais de la fabrication additive, d’obtenir des objets en verre personnalisés. Comment les chercheurs ont-ils fait évoluer leur technique ?

Imprimer directement du verre en 3D !

Depuis de nombreuses années, le verre est présent dans l’industrie, et la façon de le traiter et de le transformer a relativement peu évolué depuis. Il faut savoir que la transparence du verre est obtenue après que celui-ci soit soufflé, flotté puis refroidi. En revanche, bien que ce matériau offre une stabilité chimique élevée, les pièces en verre sont généralement jugées peu adaptables.

Néanmoins, de plus en plus d’acteurs de l’impression 3D tendent à vouloir en faciliter le processus de fabrication, et aspirent donc à produire directement du verre avec leurs techniques. C’est justement le cas du Mediated Matter Group du Massachusetts Institute of Technology (MIT), comme le montre sa plateforme officielle. Les avancées des chercheurs pourraient inciter l’industrie à avoir recours plus souvent à la fabrication additive, celle-ci offrant davantage de possibilités notamment en termes de personnalisation.

Une technique progressivement façonnée

Les recherches ont débuté avec une machine nommée G3DP. Mais il s’avérait très compliqué de garder une bonne transparence tout en bénéficiant d’une fluidité en ce qui concerne le processus de production. En effet, le verre fondu collait malheureusement à la buse de l’imprimante. Les scientifiques ont ensuite élaboré la solution G3DP2, dont le but était de se servir du premier échec pour améliorer le processus.

Crédits : Mediated Matter Group

Cette nouvelle imprimante est dotée d’un système de contrôle thermique géré numériquement, intégrant les différentes étapes de la formation du verre. Seconde innovation : l’apparition d’un système de contrôle de mouvement à quatre axes afin de contrôler les flux. Le fait est que la G3DP2 comporte trois zones à contrôle thermique bien distinctes, à savoir le réservoir maintenant le verre en fusion (1090 °C), le compartiment de la buse (800 °C) ainsi que la chambre d’impression (480 °C).

Ainsi, les soucis rencontrés dans le cas de la solution G3DP ont été cette fois évités, et les chercheurs ont évoqué une cadence de traitement de cinq kilogrammes de verre par heure ! De plus, l’imprimante G3DP2 a été équipée d’une enceinte fermée dont le but est de permettre un bon refroidissement et une cristallisation idéale.

Sources : Interesting Engineering3Dnatives

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