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Cette députée française propose de réduire la qualité des vidéos en ligne pour préserver la planète

A lui seul, YouTube a généré plus de 10 millions de tonnes de dioxyde de carbone en 2016 Crédits : YouTube

Tout récemment, la députée Paula Forteza (LREM) a déposé un amendement dans le projet de loi sur l’économie circulaire. Celui-ci évoque notamment le gaspillage des ressources naturelles liées à la consultation de vidéos en ligne. Quelles sont les propositions formulées ?

Les vidéos en ligne ciblées

Il y a peu, nous évoquions une étude menée par le groupe de réflexion français The Shift Project. Selon les chercheurs, YouTube avait à lui seul été à l’origine de plus de 10 millions de tonnes de dioxyde de carbone en 2016 ! Surtout, toutes les vidéos en ligne à l’échelle mondiale émettent aujourd’hui plus de 300 millions de tonnes de dioxyde de carbone par an. Or, cela représente 1 % du total des émissions annuelles mondiales. The Shift Project s’était également intéressé au streaming et avait estimé que le visionnage d’un film d’1h30 représentait autant qu’un trajet d’environ 20 km en voiture !

En France, la députée Paula Forteza (LREM) a déposé un amendement le 20 novembre 2019. Il faut savoir que ce dépôt a été effectué dans le cadre du projet de loi sur l’économie circulaire, en commission du développement durable. L’intéressée évoque le gaspillage de ressources naturelles utilisées pour la transmission et le stockage de données numériques. L’objectif ? Atteindre une certaine sobriété énergétique du numérique en réduisant les émissions de gaz à effet de serre (GES) qui y sont liées.

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Crédits : Pixel_perfect / Pixabay

Un coup porté aux différentes plateformes

Paula Forteza propose d’imposer par défaut une qualité diminuée des vidéos en ligne. Il s’agit de combiner un confort visuel suffisant avec une consommation réduite des données. La députée n’a d’ailleurs pas manqué de rappeler que les vidéos à caractère pornographique représentaient une part très importante de la consommation. À elles seules, ces mêmes vidéos consomment 27 % des flux à l’échelle mondiale, générant autant que l’industrie en France à savoir environ 80 millions de tonnes de CO2 par an !

L’amendement contient également d’autres propositions. Il est par exemple question d’interdire le lancement automatique de vidéos non sollicitées. Or, ceci est devenu très fréquent sur des plateformes telles que YouTube, Dailymotion et même Facebook. La députée désire également imposer la figuration d’un indice d’impact environnemental sur les plateformes permettant le téléchargement d’applications. Enfin, il est question d’un indicateur de l’empreinte carbone cumulée et en temps réel, destiné à apparaître sur le navigateur des internautes.

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