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Cette année sera plus longue… d’une seconde !

Crédits : geralt / Pixabay

Le 30 juin 2015 comptera exactement 24 heures et… une seconde ! Cet ajout de temps permettra d’ajuster notre horloge atomique à la rotation de la Terre qui est de plus en plus lente.

Alors que nous venons à peine d’entamer 2015, l’observatoire de Paris a annoncé que cette année serait – très légèrement – plus longue qu’à l’accoutumée. En effet, le 30 juin prochain comptera une seconde de plus que les autres jours du calendrier.

Cette « seconde intercalaire » permettra à nos horloges atomiques, au fonctionnement précis et régulier, de s’ajuster à la rotation de la Terre qui ralentit quant à elle légèrement au cours du temps. Cette décélération progressive est principalement explicable par les marées provoquées par la Lune qui viennent puiser l’énergie de rotation de la Terre. En outre, il existe également des « variations saisonnières ou sur dix ans, qui sont liées à des caractéristiques internes de la Terre (mouvements atmosphériques, séismes, etc.). », a expliqué Daniel Gambis, directeur du service de rotation de la Terre à l’observatoire, au journal Ouest-France.

Une pratique courante qui suscite néanmoins l’appréhension

Le réajustement des horloges atomiques n’est pas un fait nouveau puisque la première modification remonte à 1972. Depuis, ce n’est pas moins de 24 secondes qui ont été ajoutées afin d’éviter un écart trop important entre la position de la Terre et le temps indiqué par nos montres. « C’est important de le faire régulièrement. Sinon dans 500 ans, nous serons décalés d’une heure par rapport à la position de la Terre. Or, nous avons besoin de connaître sa position précise pour de nombreuses applications, ne serait-ce que pour envoyer une sonde dans l’espace », a ainsi précisé Daniel Gambis.

L’ajout de cette seconde supplémentaire n’est cependant pas sans susciter une certaine inquiétude. En effet, lors de la précédente modification en 2012, de nombreux systèmes informatiques, qui n’avaient pas été préparés à l’événement, ont connu d’importants dysfonctionnements. Si un tel phénomène venait à se reproduire cette année, il se pourrait que les conséquences soient extrêmement fâcheuses, surtout s’il venait à impacter le domaine de la Bourse et des transactions financières.

De son côté, Google a décidé de prendre les devants en mettant en place un système qui permet de rajouter graduellement des millisecondes à ses horloges jusqu’à la date butoir. Reste maintenant à savoir si les autres sociétés ont été aussi prévoyantes…

Source: Ouest-France