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Cet avion a été envoyé « à la retraite » après seulement six vols à son actif

boeing 747 jumbo
Crédits : Mike McBey / iStock

Alors que l’heure est à la lutte contre le réchauffement climatique et à la sobriété énergétique, une affaire en particulier a récemment fait polémique. En effet, aux États-Unis, un Boeing 747 vient de rejoindre le cimetière des avions alors qu’il n’a été que très peu utilisé.

Seulement 42 heures de vol

Le célèbre constructeur aéronautique Boeing fait souvent parler de lui. Il y a quelques semaines, la firme avait étonné par sa dernière demande à la Federal Aviation Administration (FAA) qui visait à rendre officiel le rafistolage du revêtement des ailes des 787 à l’aide de ruban adhésif, une méthode temporaire qui pourrait s’installer plus durablement. De plus, la réputation de la marque avait été ternie ces dernières années par l’affaire des Boeing 737 MAX, « l’avion maudit ». Récemment, un autre cas a fait son effet sur la toile.

Comme l’expliquait le Business Insider dans un article du 26 décembre 2022, un Boeing 747 Jumbo a été placé dans un cimetière d’avions alors qu’il n’affichait seulement 42 heures de vol. L’appareil se trouve actuellement au Pinal Airpark en Arizona (États-Unis) pour son démantèlement. Il faut savoir que l’avion a été commandé il y a plus d’une dizaine d’années pour le prince héritier saoudien Sultan bin Abdulaziz Al Saud pour un coût d’environ 280 millions de dollars. Cependant, il est décédé de manière subite en octobre 2011, soit un an avant la livraison de l’appareil.

Aucun repreneur pour cet avion

Il faut savoir que ce Boeing 747 Jumbo n’était pas un appareil classique. En effet, il a été aménagé en « VIP », la firme américaine ayant dû répondre à un cahier des charges très précis. Ainsi, l’avion pouvait accueillir seulement 100 places contre 500 pour la version commerciale. Après le décès du prince, Boeing n’a eu d’autre choix que de terminer l’appareil, mais l’Arabie Saoudite ne désirait déjà plus l’acquérir.

Malheureusement, le Boeing 747 Jumbo n’a trouvé aucun repreneur. Il faut dire que celui-ci est tellement imposant que de nombreux aéroports ne peuvent pas lui permettre d’atterrir. De plus, la consommation en carburant est astronomique et le prix de vente reste onéreux malgré une importante réduction. En effet, le prix d’origine était de 376 millions d’euros, tandis que la vente en occasion aurait pu se faire à environ 89 millions d’euros.

Enfin, l’avion verra certaines de ses pièces démontées puis revendues, comme les moteurs, les trains d’atterrissage, les volets ainsi que l’empennage vertical. En revanche, la structure principale sera abandonnée.

Yohan Demeure

Rédigé par Yohan Demeure

Licencié en géographie, j’aime intégrer dans mes recherches une dimension humaine. Passionné par l’Asie, les voyages, le cinéma et la musique, j’espère attirer votre attention sur des sujets intéressants.