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C’est officiel : le vortex polaire glacial est de retour en Amérique du Nord !

Crédits : NASA JPL, Ed Olsen

Préparez-vous chers habitants. Dès jeudi matin, le Canada et plusieurs États du nord des États-Unis devraient enregistrer une chute spectaculaire des températures pouvant atteindre les -35 °C.

Après un automne anormalement doux et clément, le vortex polaire, qui s’était jusqu’à présent montré discret, entrera par la grande porte cette semaine. Une vague d’air froid polaire s’apprête en effet à balayer dès ce jeudi le Canada et le Nord des États-Unis. Appelé « vortex polaire », ce phénomène climatique extrême va entraîner dans les jours qui viennent des chutes spectaculaires des températures qui devraient atteindre les — 35° par endroit comme l’illustre cette animation mise en ligne par la NASA.

Le vortex polaire agit tant en hiver qu’en été, mais ses effets se font tout de même plus sentir en hiver puisque l’atmosphère est moins réchauffée par les rayons du soleil. Après une première poussée d’air froid en guise d’amuse-bouches enregistrée début décembre, les habitants du Minnesota, du Wisconsin, d’une partie du Dakota et de la ville de Chicago devraient avoir dès jeudi matin un avant-goût du plat de résistance avec des températures avoisinant les — 30 °C, alors qu’au Canada et en Nouvelle-Angleterre, elles pourront diminuer jusqu’à -35 °C.

Le vortex polaire est une sorte de tourbillon qui tourne dans le sens inverse des aiguilles d’une montre et qui emprisonne de l’air froid au-dessus de l’Arctique. Il est généralement maintenu en place par le jet-stream, un bandeau de vents entre 15 000 et 20 000 pieds au-dessus de la Terre qui sépare l’air froid de l’air chaud, mais il lui arrive également de se déplacer vers le sud qui correspond à l’est du Canada et des États-Unis. C’est ainsi le phénomène actuellement en cours.

Notons que le dernier vortex polaire majeur fut observé en janvier 2014 aux États-Unis avec une vague de froid au moins équivalente. En dépit de ces bas records, n’oublions pas que 2016 est toujours sur la bonne voie pour être l’année la plus chaude jamais enregistrée à l’échelle mondiale avec notamment des températures de 20 degrés au-dessus des normales enregistrées en Arctique.

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