in ,

Ces scientifiques vont s’installer dans la plus haute ville du monde !

Crédits : Capture YouTube / Expedition 5300

Il y a quelques jours, des chercheurs français sont arrivés à Lima (Pérou), première étape de leur voyage qui les mènera vers la plus haute ville du monde, perchée à 5 300 mètres d’altitude ! Le but ? Étudier l’impact du manque d’oxygène sur la santé de la population locale.

Une longue préparation

Selon un communiqué publié le 29 janvier 2019, l’équipe de l’Expedition 5300 est bien arrivée à Lima, capitale du Pérou. Financée par la nouvelle Chaire Altitude Montagne Santé – avec le soutien de l’Université Grenoble-Alpes et de plusieurs partenaires privés -, cette expédition a pour mission d’étudier l’impact du manque d’oxygène sur la santé de la population de la ville de La Rinconada, où les habitants sont pourtant capables de survivre.

En effet, plus l’on monte en altitude, plus l’oxygène se raréfie et l’on s’approche alors d’une situation d’hypoxie. Ainsi, les chercheurs ont prévu plusieurs étapes : Lima (altitude 0), Puno (altitude 3800) et enfin La Rinconada (altitude 5300). Pour les chercheurs, il s’agit « d’étudier des populations cibles aux caractéristiques ethniques similaires afin de pouvoir les comparer ».

Il faut savoir que l’équipe qui s’est préparée durant une dizaine de mois est emmenée par Samuel Vergès, spécialiste de l’hypoxie qui étudie ce phénomène depuis une quinzaine d’années au laboratoire HP2 du CHU Grenoble-Alpes (voir ci-dessous).

Crédits : Expedition 5300

L’hypoxie défie les lois du corps humain

Le laboratoire HP2 est connu pour avoir étudié in situ le comportement d’alpinistes dans le massif du Mont-Blanc ainsi qu’en Himalaya. Cette fois, les chercheurs s’attaquent à La Rinconada, plus haute ville du monde où vivent pas moins de 50 000 âmes exploitant une mine d’or. Si l’être humain peut s’adapter à l’altitude, il y a tout de même des limites. Cependant, les habitants de La Rinconada subsistent au quotidien dans des conditions extrêmes : aucune végétation, pas d’eau courante et surtout, un taux d’oxygène moitié moins important que celui situé niveau de la mer.

L’Expédition 5300 vise à comprendre comment les locaux se sont adaptés et quelles maladies ceux-ci développent en particulier. Cette première étude dans ce lieu permettra de trouver un moyen d’aider la population à mieux vivre. Par ailleurs, il est également question d’en savoir davantage sur la possibilité d’utiliser l’hypoxie – avec une bonne maîtrise – pour soigner n’importe quel habitant des plaines.

Sources : France InfoFutura Sciences

Articles liés :

Des poissons prospèrent dans des eaux quasiment privées d’oxygène

Des canards traversent l’Himalaya à 6 800 mètres d’altitude

Himalaya : ces glaciers artificiels verticaux sauvent des villages !

Ces scientifiques vont s’installer dans la plus haute ville du monde !
noté 3 - 1 vote[s]