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Ces étudiants français transforment des mégots en électricité !

Crédits : Pixabay

Une quinzaine d’étudiants du groupe IONIS a récemment participé à une compétition internationale de biologie de synthèse organisée chaque année par le MIT. Et leur projet a permis de trouver une seconde vie aux mégots de cigarettes en les transformant en électricité !

La consécration d’un projet

Dans les locaux du MIT se déroule chaque année l’International Genetically Engineered Machine (iGEM). Cette année a vu la participation du Groupe IONIS, avec leur projet baptisé Cinergy. Or, celui-ci a été pensé pour valoriser la matière plastique des mégots de cigarettes afin de produire de l’énergie électrique.

Dans un premier temps, le projet a été financé avec succès grâce à une campagne de financement participatif sur la plateforme Kiss Kiss Bank Bank. Toutefois, la consécration est arrivée tout récemment, comme l’affirme un tweet posté le 5 novembre 2019. En effet, l’équipe du groupe IONIS a déclaré avoir reçu la médaille d’argent à ce prestigieux concours du MIT !

Au centre de cette innovation, nous retrouvons l’acétate de cellulose, composant principal des filtres de cigarettes. Développé à partir des années 1950, ce type de filtre a une efficacité relative pour les fumeurs. Surtout, l’acétate de cellulose a beaucoup de mal à se décomposer dans la nature ! Il y a quelques semaines, des chercheurs appelaient même à l’interdiction de ces filtres.

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Crédits : page officielle du projet Cinergy

Valoriser le plastique des mégots

Ainsi, l’équipe du groupe IONIS a trouvé le moyen de recycler l’acétate de cellulose des filtres afin d’obtenir de électricité. Plus précisément, il s’agit d’un système de production d’énergie basé sur le fonctionnement d’une Microbial Fuel Cell (MFC). Cette MFC (ou pile microbienne) relève d’une technique permettant de générer un courant électrique à partir de micro-organismes. Or, en dégradant la matière plastique, les bactéries produisent des électrons ! Ceux-ci sont ensuite transportés vers une anode permettant de générer le courant électrique.

Plusieurs bactéries sont au cœur du système. Des bactéries Escherichia coli vont d’abord produire du lactate en dégradant l’acétate de cellulose. Ensuite, le substrat obtenu sera métabolisé par des Shewanella oneidensis, générant des électrons et donc, un courant électrique. En parallèle, d’autres Escherichia coli produiront des flavines afin d’augmenter le transfert d’électrons à l’anode.

Cette innovation peut être qualifiée de succès et avec cette médaille d’argent obtenue à l’iGEM, ce type de système pourrait être généralisé. En effet, avec plus de 4 000 milliards de cigarettes jetées dans la nature chaque année dans le monde, une telle technique ne peut être ignorée !

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