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Ces animaux marins sont capables de régénérer leur système nerveux

Crédits : geralt / Pixabay

Des études menées sur des créatures sous-marines ont mis en avant d’incroyables facultés de régénération du système nerveux. Si les mécanismes qui sous-tendent ce phénomène sont mieux compris des scientifiques et que des capacités biomoléculaires du même type sont détectées chez l’être humain, une grande avancée dans le domaine médical pourrait bientôt être réalisée.

Au fur et à mesure de la progression des recherches en neurosciences, des moyens d’adaptation et de « réparation partielle» de notre cerveau ont été découverts. Ces derniers se manifestent via un processus qui est connu aujourd’hui sous le nom de générique de neuroplasticité (voir ici). Pour autant, ces aptitudes sont somme toute relatives face à celles qu’a développée une famille de créatures sous-marines. Il s’agit des cténaires ou cténophores.

En effet, ces animaux marins qui sont notamment connus pour leur bioluminescence – dont la fonction reste encore à déterminer – ont également présenté d’étonnantes capacités de régénération de leur système nerveux. C’est ce qu’explique Rachel Sanford, chercheuse à l’université de Floride : « Je travaille sur ces choses qui sont une sorte de méduses mais en fait ce ne sont pas du tout des méduses. Donc, je commence par extraire leur ‘cerveau’ et celui-ci se régénère. Ensuite, j’essaye de comprendre comment il pousse à nouveau et quelles molécules sont mises en œuvre dans cet animal pour aider son ‘cerveau élémentaire’ à repousser. » (N.B. Le mot « cerveau » n’est ici pas à prendre au sens propre, mais plutôt comme un terme de vulgarisation)

Le but des chercheurs est donc maintenant de trouver quelle activité génétique permet cette auto-régénération. Pour ce faire, ils portent toute leur attention sur l’étude de la régulation de l’expression des gènes. Celle-ci implique un certain nombre de molécules spécifiques qui contrôlent également la croissance cellulaire. Si ces dernières sont identifiées, l’étape suivante sera de déterminer si l’espèce humaine possède également quelque chose de comparable. Si cela s’avérait être le cas, de nombreuses perspectives thérapeutiques seraient alors envisageables, notamment pour soigner les maladies neurodégénératives ou pour aider des patients ayant subi une lésion cérébrale ou de la moelle épinière.

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Source: euronews