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Pourquoi certaines personnes sont-elles malades en avion ?

Crédits : Fuzz / Pixabay

L’avion permet de voyager en réduisant les temps de trajets en comparaison aux autres moyens de transport. Il s’agit logiquement de la solution privilégiée par les usagers, que ce soit pour le plaisir ou pour affaires. Cette façon de se déplacer n’est cependant pas toujours très confortable et certains passagers sont impactés par le mal de l’avion. Pourquoi ?

En janvier 2015, le site Slate avait tenté une explication quant à la disparition des sacs à vomi dans les avions. Bien que le mal de l’avion est moins présent qu’auparavant, il existe toujours et trouve évidemment une explication scientifique.

Voyager en avion, qui plus est en classe économique, est synonyme de se retrouver dans un espace réduit, confiné, et ce dans une position statique, ou presque. L’inconfort est également nourri par la présence d’autres passagers parfois bruyants et dérangeants, la potentialité d’attraper une maladie favorisée par ces conditions de voyage, les repas souvent peu ragoutants ainsi que le stress occasionné par les éventuelles turbulences ou encore la peur panique de l’avion.

Cette peur de l’avion a un nom : le stress aéronautique, qui touche 10% des voyageurs qui peuvent être donc considérés comme phobiques. De plus, 30% des passagers sont anxieux pendant un tel voyage. Parmi les phobiques de l’avion, on retrouve des personnes atteintes de claustrophobie, une peur panique des espaces clos, réduits, occasionnant chez elles un sentiment d’enfermement et d’oppression. Cependant, certaines personnes développent quant à elles une phobie spécifique de l’avion.

Une compagnie comme Air France a par exemple mis en place un programme destiné à aider les personnes phobiques de l’avion. Baptisé « familiarisation au vol », ce programme de gestion du stress aurait un taux de réussite de 85%.

Cependant, d’autres raisons peuvent être à l’origine du mal de l’avion comme un niveau d’oxygène assez réduit, puisque l’air pressurisé à l’intérieur de la cabine n’est pas suffisant pour maintenir notre corps dans un état apaisé. Il s’agit de la dépression barométrique : l’air prélevé à l’extérieur est injecté dans la cabine, simulant une « altitude » de 1 800 et 2 000 mètres. Ainsi, dans un avion, notre respiration serait la même qu’en montagne de moyenne altitude.

Par ailleurs, l’humidité peu présente dans l’air occasionne en partie une déshydratation causant maux de tête et gorge sèche, entre autres. C’est pour cette raison qu’il est vivement conseillé de boire beaucoup pendant un vol.

Sources : Easy VoyageDoctissimoSlate