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Ce nouvelliste du XIXe siècle est peut-être un des pères de la science-fiction

Crédits : PxHere

L’écossais Robert Duncan Milne a publié plus d’une centaine d’histoires dans des journaux et autres magazines. Ce nouvelliste a non seulement inspiré d’autres auteurs à succès, mais il a surtout anticipé au XIXe siècle certains éléments de notre société actuelle comme le changement climatique, la démocratisation de la télévision ou encore l’arrivée de la télésurveillance.

Un nouvelliste visionnaire

Robert Duncan Milne (1844-1899) est un auteur assez peu connu. Ce nouvelliste est né à Cupar, une petite ville d’Écosse avant d’étudier dans la prestigieuse Université d’Oxford. Non diplômé, il s’exile en Californie (États-Unis) où il devient berger, cuisinier ou encore ouvrier. Assez rapidement, son talent pour l’écriture fait parler et l’intéressé rencontre un certain succès. Il publie régulièrement ses nouvelles dans divers journaux ou encore dans le magazine The Argonaut, basé à San Francisco et actif entre 1878 et 1956. Et comme l’explique le quotidien écossais The Press and Journal le 20 janvier 2021, Robert Duncan Milne peut être considéré comme étant un des pères de la science-fiction grâce à l’aspect précurseur de ses œuvres.

Il faut dire que cet auteur du XIXe siècle a prédit de nombreuses composantes de notre société actuelle et de possibilités concernant le futur. Citons la télévision, la télésurveillance, ainsi que les communications longue distance par satellite et téléphones portables. Dans ses oeuvres, il a également évoqué le changement climatique, la cryogénie ou encore la guerre des drones.

Crédits : Cryonics Institute

Selon le Dr Keith Williams de l’Université de Dundee (Écosse), Robert Duncan Milne a imaginé le monde dans lequel nous visions actuellement. Il dépeignait alors un monde de réseaux interconnecté, baignant abondement dans le numérique. Et pourtant, à son époque, seuls le télégraphe et les premières formes de téléphones pouvaient l’inspirer sur ce genre de sujets.

Des œuvres inspirantes

Véritable pionnier, l’auteur a notamment inspiré Herbert George Wells et son célèbre ouvrage La Machine à explorer le temps (1895). De plus, comment ne pas mentionner L’Eidoloscope ? Cette nouvelle a donné des idées à l’inventeur de l’un des tout premiers appareils de projection de films du même nom. Cette machine brevetée en 1895 est postérieure à la nouvelle qui décrivait un outil capable de revisionner et projeter n’importe quelle action passée.

Après une fin minée par l’alcool et un accident tragique, il faudra attendre très longtemps avant qu’une partie de son travail fasse l’objet d’un retour dans l’ouvrage Into The Sun & Other Stories (1980) édité par Sam Moskowitz aux États-Unis. Aujourd’hui, le Dr Keith Williams soutient la doctorante Ari Brin à l’Université de Dundee. Sa mission est de rassembler la totalité des écrits de Robert Duncan Milne dans la collection The Essential Milne.