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Ce ballon increvable change la vie des enfants des pays pauvres

Crédits : Capture vidéo

C’est l’histoire de Tim Jahnigen, un entrepreneur américain qui après avoir visionné en 2006 un documentaire sur le Darfour (région de l’ouest du Soudan) a décidé de construire un ballon increvable. 

Dans les pays les plus pauvres, les enfants n’ont qu’une seule envie, c’est de jouer pour oublier tous leurs soucis et leur situation sociale. Pour les aider, des associations comme l’UNICEF leur envoient des ballons. Le problème est que ces enfants jouent au ballon et notamment au football dans la rue et bien souvent sur des terrains inadaptés. Les ballons ne résistent souvent pas plus de quelques jours. Pour cette raison, les jeunes ont tendance à concevoir des ballons à l’aide de déchets afin qu’ils soient plus résistants. Touché par cette constatation, Tim Jahnigen a entrepris la confection de ballons indestructibles.

La matière de ces ballons est le « PopFoam », une mousse dure en éthylène-acétate de vinyle similaire à celle qui se trouve dans les célèbres chaussures Crocs. Tim Jahnigen a contacté l’un de ses amis du monde de la musique. Sting a accepté d’investir pas moins de 300.000 dollars. Une année plus tard, le prototype était créé. L’objet a ensuite été testé au Rwanda où un berger allemand n’a réussi à le faire céder malgré des morsures pendant 1 an. Plus fort encore, un lion au zoo de Johannesburg, qui avait pour habitude de percer avec une facilité déconcertante les ballons ne joue désormais plus qu’avec ces ballons qui semblent résister à sa puissance. « Lorsque nous avons testé le premier prototype sur le terrain, au Rwanda, en Haïti et en Irak, il était déjà infiniment mieux qu’une boule de déchets ou une bouteille », a déclaré M. Jahnigen,  le ballon est alors nommé « One World Futbol », en hommage à une chanson chantée par Police « One World (Not Three) ».

Il produit alors immédiatement 33.000 ballons. À l’heure actuelle, l’homme en est à la cinquième génération de ces ballons révolutionnaire. Chaque ballon est vendu aux particuliers 40 dollars. Pour chaque ballon acheté, un autre est donné à un enfant des pays pauvres. L’objet est utilisé par 100 associations et 140 pays différents. En 2011, l’Unicef a acheté 5 200 One World Futbols à 17 dollars pour les donner à des écoles du Kenya et de l’Ouganda. General Motors a ensuite accepté d’en acheter 1,5 million pour les donner aux enfants dans le besoin.

>> Pour en savoir plus : http://www.oneworldfutbol.com