Carte : à quoi ressemblait la Terre durant le dernier âge de glace ?

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Crédits : Visual Capitalist

Le dernier âge de glace a duré environ 100 000 ans. Mais à quoi ressemblait notre planète durant cette période ? Une carte récente montre la Terre durant le « dernier maximum glaciaire » à la fin du Pléistocène supérieur, c’est-à-dire il y a plus de 20 000 ans.

Une carte impressionnante de la Terre

Aujourd’hui, nous entendons beaucoup parler de réchauffement ou de dérèglement climatique, avec une augmentation progressive de la température à la surface de la Terre. Toutefois, il fut un temps où notre planète était prisonnière des glaces. La dernière période glaciaire connue a débuté il y a 115 000 ans et s’est terminée il y a 11 700 ans, lorsqu’a débuté l’Holocène. Néanmoins, notre attention va se concentrer sur ce que l’on nomme le dernier maximum glaciaire (DMG), dont le pic date d’environ 21 000 ans.

Durant ce DMG, le climat était plus froid de 3 à 6 °C en moyenne par rapport à l’époque actuelle. De plus, les concentrations en gaz à effet de serre (GES) dans l’atmosphère étaient plus faibles. D’une manière générale, cette période se caractérise par une extension extrême des calottes de glace ainsi que par un niveau minimal des mers.

Dans une publication du 2 juin 2023, le média Visual Capitalist a publié une carte montrant ce à quoi ressemblait la Terre durant ce DMG (voir ci-après). Le document a été produit à l’aide de recherches datant de 2009, 2014 et 2021 concernant les niveaux des mers et des glaciers à cette époque, ainsi qu’à l’aide de données topographiques modernes.

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Crédits : Visual Capitalist

Des océans beaucoup plus bas qu’aujourd’hui

Rappelons tout d’abord que lors d’une période glaciaire, le niveau de la mer baisse, car l’eau de l’océan qui s’évapore est stockée à grande échelle en surface, au lieu de retourner dans les océans. Elle se retrouve alors principalement dans les calottes glaciaires, les glaciers ainsi que les islandis, c’est-à-dire les glaces à l’intérieur des terres. Durant le DMG, le niveau des eaux des océans était plus bas d’environ 120 m en moyenne, laissant apparaître de vastes plateaux continentaux.

La carte montre donc de larges zones dites « sèches » qui se trouvent aujourd’hui sous les eaux. Citons Sundaland, le « continent perdu », en Asie du Sud-Est ou encore le pont terrestre de Béring qui est aujourd’hui un détroit. D’autres exemples concernent le Japon, à l’époque connecté au continent asiatique et faisant de la mer du Japon un vaste lac, ainsi que le Royaume-Uni également connecté à l’Europe continentale. La Manche n’existait alors pas encore. Enfin, les températures très froides avaient généré la formation d’énormes calottes glaciaires couvrant les zones polaires des continents, avec des glaciers qui se formaient dans les zones montagneuses.