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Un carburant plus « vert » pour aller dans l’espace testé dès 2016

Crédits : NASA-Imagery / Pixabay

Hautement toxique, la NASA chercherait à remplacer l’hydrazine des propulseurs par un carburant plus « vert ». Il sera testé dans l’espace courant 2016.

Réactif en synthèse, l’hydrazine fut le premier propergol d’avion à réaction et doit sa gloire à l’aventure spatiale. Il est en effet couramment utilisé pour les moteurs à faible poussée permettant les corrections de trajectoire et le positionnement sur orbite des satellites et autres sondes spatiales. Bien que remarquable, l’hydrazine se montre parfois instable, et hautement toxique pour l’Homme et l’environnement.

Consciencieux, le laboratoire de recherche de l’US Air Force a cherché à mettre au point un carburant plus « vert ». Ce sera l’AF-M315E, dont l’élément principal est le nitrate d’hydroxylammonium (HAN). En brûlant, celui-ci dégage des gaz non toxiques tels que de la vapeur d’eau, de l’hydrogène et du dioxyde de carbone. Autre avantage, son point de congélation, inférieur à celui de l’hydrazine, ce qui impose moins de puissance pour le maintenir à température à bord du satellite. L’AF-M315E est ainsi plus sûr pour l’Homme, plus sain pour l’environnement, et plus facile à manipuler.

Les essais au sol s’étant montrés très prometteurs, la Nasa devrait tester ce nouveau carburant en 2016 à bord de GPIM (Green Propellant Infusion Mission), un satellite doté d’un système de propulsion fonctionnant avec ce carburant.

Source: Futura-sciences