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Cancer du sein : une Britannique promise à la mort sauvée par un essai clinique

Crédits : Totojang / iStock

Il y a cinq ans, Jasmin David était atteinte d’un cancer du sein. Lors du diagnostic, les médecins lui promettaient seulement un an à vivre. Après une première victoire sur la maladie, cette dernière est revenue avant de disparaître définitivement grâce à un traitement expérimental.

Un médicament dans le cadre d’un essai clinique

Le cancer du sein continue de faire l’objet de recherches médicales. En avril 2022, nous évoquions la réévaluation positive d’un traitement déjà existant, à savoir l’association trastuzumab-deruxtecane. Ce traitement permet de diminuer les risques de progression du cancer du sein HER2+, malgré des effets secondaires assez nombreux. Comme l’explique The Independant dans un article du 4 juillet 2022, Jasmin David, une Britannique, a quant à elle bénéficié d’un médicament expérimental combiné à un médicament d’immunothérapie : l’atézolizumab. Après des mois de traitement, les scanners ont témoigné de l’absence du cancer. Guérie en juin 2021, la patiente a toutefois combattu la maladie durant plusieurs années.

Diagnostiquée une première fois pour une forme grave du cancer du sein en novembre 2017, Jasmin David avait seulement une année à vivre selon les médecins. Il faut dire que la maladie s’était propagée jusque dans ses poumons, sa cage thoracique et ses ganglions lymphatiques. Après des séances de chimiothérapie ainsi qu’une mastectomie en avril 2018, une radiothérapie a permis de faire disparaître le cancer. Néanmoins, la maladie est revenue en octobre 2019, avant la prise du fameux médicament expérimental et la guérison finale.

capture cancer sein
Crédits : capture écran / The Independent

Un combat de longue haleine

Jasmin David explique avoir rejoint un essai clinique de phase 1 lancé par le National Institute for Health and Care Research (NIHR) de l’hôpital The Christie à Manchester (Royaume-Uni). Dans le cadre de cet essai, la patiente a donc reçu le médicament expérimental (atézolizumab) à s’injecter elle-même une fois toutes les trois semaines. Bien que motivée par l’envie de guérir et de contribuer à la recherche, Jasmin David a tout de même dû subir des effets secondaires assez difficiles à supporter. Le traitement provoque en effet des maux de tête intenses et des pics de température. Finalement, le corps de la patiente a bien réagi au traitement et la maladie a complètement disparu. Toutefois, elle devra continuer à s’injecter le médicament jusqu’en décembre 2023, date de la fin de l’essai.

Selon Fiona Thistlethwaite, responsable de l’essai clinique, l’hôpital The Christie, l‘un des plus grands centres de traitement contre le cancer en Europe, teste des médicaments et des thérapies de manière continuelle. En cas de succès, il est évidemment question d’en faire profiter davantage de personnes.