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Calvitie : Une nouvelle technique de greffe permet une repousse 6 fois plus importante qu’actuellement

Crédits : Smobserver / Wikipédia

Une repousse de cheveux six fois plus importante que les méthodes actuelles utilisées, telle est la performance atteinte par une nouvelle technique de greffe capillaire découverte par des chercheurs américains, après des tests concluants réalisés sur des souris.

En greffant par exemple 200 cheveux selon une trame et avec une densité particulière, Dr Cheng-Ming Chuong et ses collègues de la Faculté de médecine Keck de l’Université de Californie du Sud (États Unis), ont pu faire repousser jusqu’à 1 300 cheveux, expliquent-ils dans leur étude parue dans la revue scientifique américaine Cell.

« Ces travaux ouvrent la voie à une nouvelle approche potentielle pour traiter la calvitie », déclare le Dr Cheng-Ming Chuong, dermatologue de la faculté et principal auteur de l’étude, qui explique qu’une blessure affectant un follicule pileux (la cavité dans laquelle poussent les cheveux) affecte son environnement immédiat qui en retour peut aussi avoir des effets sur la régénération capillaire. En prenant ce constat en compte, les scientifiques ont imaginé agir sur l’environnement des cheveux afin d’activer un nombre supérieur de follicules.

> Voir aussi : Les abeilles auraient la solution contre la calvitie !

Pour cela, le Dr Chen-Ming Chuong et son équipe ont implanté 200 follicules pileux sur le dos d’une souris. Ceux-ci ont été implantés un par un, et selon deux différentes configurations : En faible densité et dans un rayon dépassant six millimètres les uns des autres dans un premier temps, et implantés en cercle et espacés de trois à cinq millimètres dans un second temps. Dans le premier cas, il n’y a eu aucune régénération pilleuse, alors que dans la seconde configuration, les follicules ont permis de régénérer de 450 à 1.300 cheveux, dont certains hors de la zone des implants.

C’est le principe dit de détection du quorum qui permet cette régénération capillaire, un principe selon lequel un système cellulaire répond à des stimulations qui en affectent d’autres, mais pas tous. En se basant sur des analyses moléculaires, il a été démontré qu’implanter des follicules provoquait une sorte de « signal de détresse », en libérant des protéines inflammatoires qui mobilisent des cellules immunitaires, comme il se produit lors d’une blessure. Dans ce cas, ces cellules ont sécrété des molécules qui, en atteignant une certaine concentration, ont signalé aux follicules que les cheveux devaient repousser. « Il est possible que ces mêmes processus existent dans la régénérescence d’autres organes », conclut le Dr Cheng-Ming Chuong.

 Sources : CellLes Echos