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La bosse des maths, mythe ou réalité ?

Crédits : Flickr

Avons-nous réellement une bosse dans le cerveau qui renfermerait l’intelligence mathématique ? Il s’agit d’une théorie émise il y a plus d’un siècle avec la création d’une pseudo-science qui n’a absolument rien de fondé.

Lorsque l’enfant grandit, les parents cherchent à savoir si ce dernier a la « bosse des maths ». En effet, les parents apprécient toujours de voir leur enfant avoir de grandes capacités en mathématiques. Et pourtant, cette notion de bosse des maths n’a rien de fondé, et non, il ne s’agit pas d’une excroissance du cerveau.

Cette idée a été émise pour la première fois par Franz Joseph Gall, un médecin allemand du XIXe siècle. Ce dernier avait fait l’observation que certains étudiants qui avaient une grande mémoire avaient également les yeux proéminents. Ainsi, l’intéressé s’est mis à observer le crâne de personnes très différentes telles que des poètes, des musiciens ou encore des prisonniers.

Franz Joseph Gall estime alors que chaque faculté mentale se trouve dans une zone bien précise du cerveau et que le volume de cette zone traduit son niveau de développement. L’homme va plus loin en expliquant que le cerveau épouse la forme du crâne et qu’une zone plus développée permettrait de distinguer une bosse. Ainsi notre bosse des maths est en réalité nommée « organe des nombres ».

Cette théorie donne naissance à la phrénologie, une pseudo-science distinguant 27 capacités morales et intellectuelles dont les bosses du cerveau traduisent la personnalité de l’individu. Parmi ces capacités se trouvent par exemple l’amitié, l’estime de soi, la mémoire, le langage, l’approbation, l’espoir ou encore la combativité. Il est également possible d’évoquer des zones plus étonnantes telles que l’amour conjugal, la disposition à tomber amoureux ou encore la suavité.

Voici la « charte des facultés » représentant les fameuses zones du cerveau définies par la phrénologie :

Crédits : Wikimedia commons

Sources : Science & VieL’Internaute