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Royaume-Uni : Boris Johnson signe la fin des nouveaux véhicules essence et diesel dès 2030

Crédits : andreas160578/pixabay

Dès 2030, il sera interdit de vendre de nouveaux véhicules essence et diesel au Royaume-Uni. L’annonce vient d’être faite par le Premier ministre britannique Boris Johnson. Le but est réduire les émissions de gaz à effet de serre, mais aussi, et surtout de créer de nouveaux emplois en dynamisant le secteur des énergies renouvelables.

En France, les députés ont voté en juin 2019 la fin de la vente de voitures utilisant des énergies fossiles carbonées d’ici 2040. Depuis, d’autres ont fait “mieux”. Il y a quelques semaines, le gouverneur démocrate de Californie, Gavin Newsom, signait en effet une ordonnance agressive : à partir de 2035, plus aucune voiture de tourisme neuve équipée d’un moteur diesel ou à essence ne pourra être vendue dans l’État. Boris Johnson est quant à lui encore plus ambitieux. Le Premier ministre britannique vient en effet d’annoncer que la vente de véhicules particuliers et utilitaires neufs équipés d’un moteur thermique sera interdite sur le territoire britannique dès 2030.

La “Révolution verte” britannique

Cette nouvelle annonce intègre le plan de “Révolution industrielle verte” promu par Boris Johnson, qui vise à dynamiser le secteur des énergies renouvelables. Les autres objectifs annoncés sont les suivants :

– Le développement de l’éolien offshore. L’objectif est de quadrupler l’actuelle production pour atteindre 40 gigawatts d’ici 2030. Pour rappel, le gouvernement britannique a récemment communiqué son intention de se passer complètement de charbon d’ici 2025.

– Développement de la production d’hydrogène bas carbone. L’objectif est ici d’atteindre une production de cinq gigawatts et de développer la première ville chauffée entièrement à l’hydrogène d’ici 2030.

– Soutien des projets ariens et maritimes moins polluants.

– Protection de la nature et plantation de 30 000 hectares de forêt chaque année.

– Création d’une grande centrale nucléaire et plusieurs petits réacteurs nucléaires complémentaires.

– Valorisation de la marche, du vélo en rendant ces activités plus attractives et investissements dans des transports publics zéro émission.

– Aides aux bâtiments publics et privés avec l’objectif d’installer 60 000 pompes à chaleur chaque année d’ici à 2028.

– Développement de solutions pour capter et stocker les émissions nocives. Le but est de réduire de dix millions de tonnes les émissions de dioxyde de carbone d’ici 2030.

– Transformation de la “City” en place mondiale de la finance verte pour soutenir les projets allant dans ce sens.

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Le parc éolien de Whitelee, en Écosse. Crédits : Pixabay

“Un tournant historique dans l’action pour le climat”

Selon Boris Johnson, ces propositions devraient permettre la création d’environ 250 000 emplois. Côté finances, ce plan prévoit un budget total de douze milliards de livres sterling (environ 13,42 milliards d’euros), dont quatre ont déjà été alloués.

Environ 1,3 milliard de livres sterling seront par ailleurs investies dans le déploiement d’un réseau de bornes de recharge permettant d’alimenter les futurs véhicules propres. Environ 500 millions seront également investis pour la fabrication de batteries électriques.

L’ONG Greenpeace a salué cette annonce, évoquant un “tournant historique dans l’action pour le climat“. Elle regrette néanmoins que Boris Johnson “reste fixé sur d’autres solutions spéculatives, comme le nucléaire et l’hydrogène provenant d’énergies fossiles“.