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Biologiquement parlant, l’Homme n’aurait pas encore atteint sa « durée de vie maximale »

Crédits : iStock

Les humains n’auraient pas encore atteint leur longévité maximale selon un article publié dans le magazine Nature venant ainsi contredire les conclusions tirées par des biologistes américains il y a quelques mois.

Emma Morano est décédée en avril dernier. Celle qui était la doyenne de l’humanité est partie à 117 ans. Les supercentenaires tels qu’Emma Morano et la Française Jeanne Calment (qui a vécu 122 ans) ont toujours fasciné les scientifiques qui se demandent si une limite biologique inhérente à notre espèce pouvait ne pas être franchie. Selon une étude américaine qui se base sur des supercentenaires parue en octobre 2016 dans la revue Nature, la durée maximale de vie des êtres humains serait fixe et « les chances de vivre 125 ans sont quasi inexistantes ». Mais est-ce vraiment la limite biologique ?

L’espérance de vie a fortement augmenté au cours du XXe siècle, parallèlement à une diminution rapide de la mortalité infantile ainsi qu’à de meilleures conditions sanitaires, mais si aujourd’hui un nombre croissant de personnes vit au-delà de 70 ans dans une quarantaine de pays pour lesquels des données sont disponibles, l’augmentation de la survie chez les personnes âgées de plus de 100 ans a commencé à plafonner, puis à baisser à partir de 1980, il est donc difficile alors de tabler.

Siegfried Hekimi et ses collègues, de l’Université McGill, au Canada, ont revérifié les conclusions faites en octobre dernier en analysant les données sur la durée de vie de personnes vivant plus longtemps que la durée moyenne de l’espèce humaine (Américaines, Françaises, Anglaises et Japonaises) entre 1968 et aujourd’hui. Pour eux, il n’existe à ce jour aucune preuve d’une telle « limite » et s’il existe une limite, elle n’a pas encore été atteinte. « On ne sait juste pas quelle pourrait être la limite d’âge. En fait, en prolongeant les lignes de tendance, on peut démontrer que les espérances de vie maximale et moyenne augmenteront loin dans l’avenir ».

Les nouvelles technologies, les interventions médicales et chirurgicales et de meilleures conditions de vie repousseront inévitablement la barre fatidique. Mais jusqu’à quand ? « Difficile de deviner », ajoute Hekimi. « Il y a trois cents ans, les humains avaient une vie très courte si on la compare à la nôtre. Si vous leur aviez dit que leurs descendants pourraient un jour vivre jusqu’à 100 ans, ils vous auraient ri au nez ».

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