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La bière, la boisson qui vous rend heureux !

Crédits : Gellinger / Pixabay

Il existe autant de bières différentes qu’il y a de personnes pour les boire. Cette boisson maltée était déjà produite en 4000 av J-C par les égyptiens et ne finit pas de nous surprendre. Éternelle compagne de l’homme, elle est la source de nombreuses histoires et anecdotes. Comble du bonheur, elle possèderait certaines propriétés qui nous procureraient du plaisir, et je ne parle pas de sa teneur en alcool. Il est uniquement sujet de son goût.

Une étude publiée dans la revue Neuropsychopharmacology démontre que le goût de la bière suffit pour que le cerveau libère de la dopamine. Ce neurotransmetteur, ou neuromédiateur, est synthétisé par les neurones. Cette molécule intervient dans le plaisir, le cerveau la libérant lors d’une expérience qu’il juge bénéfique. Cette caractéristique fait qu’elle est aussi associée au processus d’addiction.

Pour parvenir à ce résultat, les scientifiques ont sélectionné 49 hommes volontaires avec différentes habitudes de consommation d’alcool. La torture peut alors commencer. Toutes les quinze minutes, il devait boire seulement 15 millilitres de bière, ce qui était suffisant pour qu’ils puissent la goûter sans que l’alcool puisse avoir un effet sur leur organisme. Durant le même temps, d’autres volontaires soumis aux mêmes conditions ont bu une boisson énergétique ou de l’eau.

Les résultats au scanner ont relevés qu’à chaque gorgée de bière, le cerveau a libéré de fortes doses de dopamine en comparaison aux autres boissons. La quantité de neurotransmetteurs produite varie en fonction des individus. Les personnes ayant eu des problèmes d’alcoolismes présentaient un plus fort taux que les grands consommateurs sans passif d’alcoolisme.

Cette étude pourrait expliquer pourquoi certains seraient plus sujets à l’alcoolisme que d’autres. De même, l’historique familial pourrait également avoir un impact sur ces résultats mais « il est très difficile d’évaluer et de savoir ce que cela signifie donc nous ne pouvons être sûrs de l’effet ou de l’importance qu’il peut avoir », précise Peter Anderson, professeur à l’université de Newcastle. Cela reste donc à confirmer ou à infirmer par des études complémentaires.

Bien « que n’importe quelle sorte de signaux, comme l’odeur, le goût, la vue ou les habitudes peuvent susciter l’envie de boire » ajoute Peter Anderson, cette étude « démontre que le goût, à lui seul, agit sur les fonctions du cerveau associées au désir ». En fonction des individus et de la dose libérée, certains auraient donc plus de mal à arrêter que d’autres. Mais pas la peine de s’en servir comme excuses les gars ! Et ces dames aussi d’ailleurs, ne faisons pas de délit de faciès. Et rappelez-vous, entre boire ou conduire il faut choisir pour ma part, je n’ai pas le permis…

Une autre étude totalement non-scientifique a été menée sur les hormones féminines dans la bière, je vous laisse le soin de la découvrir en cliquant ici.

Bibliographie :

http://www.inserm.fr/dossiers-d-information/dopamine

http://www.cnrs.fr/insb/recherche/parutions/articles2011/e-birman.htm

http://www4c.ac-lille.fr/chateletdouai/comenius/histoire_biere.htm

http://www.nature.com/npp/journal/v38/n9/full/npp201391a.html

http://www.maxisciences.com/bi%E8re/le-simple-gout-de-la-biere-suffirait-a-ressentir-du-plaisir_art29259.html

http://www.livescience.com/28716-beer-taste-triggers-dopamine-release.html