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Bientôt un patch pour suivre les niveaux de vitamine C dans la sueur ?

Crédits : Université de San Diego

Des technologies non invasives pourraient à l’avenir aider à détecter nos carences nutritionnelles. Un prototype centré sur la vitamine C est actuellement en cours de développement.

La vitamine C participe à de nombreux processus dans l’organisme. L’une de ses principales fonctions est d’aider le corps à fabriquer le collagène, une protéine présente dans toutes les structures du corps : peau, cartilages, tendons, ligaments et tissus conjonctifs. Elle contribue également au maintien de la fonction immunitaire, active la cicatrisation des plaies, participe à la formation des globules rouges et augmente l’absorption du fer contenu dans les végétaux.

Sans oublier son effet antioxydant capable de protéger nos les cellules contre les dommages infligés par les radicaux libres.

Il est donc important de ne pas en manquer. Or, l’organisme humain ayant perdu la capacité de synthétiser cette vitamine au cours de son évolution, nous devons la puiser chaque jour dans les aliments.

Pour rappel, ce sont les fruits et les légumes colorés et crus qui en contiennent le plus (poivrons rouges, oranges, citrons, pamplemousses, fraises ou brocolis, pour ne citer qu’eux). Mais comment savoir si nous en avons assez ?

Des chercheurs de l’Université de San Diego développent actuellement un patch capable d’estimer vos niveaux de vitamine C en analysant la transpiration.

Suivre les niveaux de vitamine en temps réel

Ce nouveau prototype, qui adhère temporairement à la peau de l’utilisateur, comprend des électrodes flexibles qui contiennent une enzyme appelée ascorbate oxydase.

Le principe est le suivant : une fois appliqué, le patch va faire transpirer la peau sous-jacente. Si de la vitamine C est présente dans la sueur, l’ascorbate oxydase la convertira en acide déshydroascrobique, un processus qui génère un léger courant électrique. Grossièrement, le patch va alors mesurer la force du courant qui varie en fonction des niveaux de vitamine C dans la sueur, ces derniers correspondant à ceux de la circulation sanguine.

Une fois connecté à une petite carte de circuits imprimés, le prototype transmet ensuite sans fil ces données qui peuvent alors être analysées.

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Le capteur s’étire sans se déchirer. Crédits : Université de San Diego

Dans le cadre d’une récente étude, quatre sujets ont appliqué ce patch sur leur peau pendant deux heures. Tous avaient consommé au préalable des suppléments et des jus de fruits riches en vitamine C. Pendant ce laps de temps le patch a été capable de suivre avec précision l’évolution des niveaux de la vitamine des concernés, notent les chercheurs.

Ce n’est bien évidemment qu’un prototype et des recherches supplémentaires seront nécessaires pour affiner encore davantage la technologie. Elle apparaît néanmoins très prometteuse. À terme, il pourrait également être possible de développer des capteurs capables de détecter d’autres composés, nous permettant ainsi de surveiller de plus près nos éventuelles carences nutritionnelles.

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