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La banquise arctique atteint son quatrième point le plus bas jamais enregistré

Crédits : NASA/Goddard Scientific Visualization Studio

La fonte des glaces s’illustre de manière dramatique en océan arctique, c’est la quatrième fois depuis que la NASA a débuté ses observations depuis l’espace de cet océan que l’étendue minimale de glace atteint un niveau aussi bas. Un triste chiffre qui illustre parfaitement la nécessité d’aboutir à un accord concret et durable lors de la COP 21.

Les données obtenues par des satellites puis traitées par la NASA indiquent qu’à la fin de cet été, la banquise arctique a atteint son quatrième point le plus bas jamais enregistré. La couverture glaciaire de la mer d’Arctique est constituée principalement d’eau de mer gelée, qui réfléchit l’énergie solaire vers l’espace, lorsqu’elle fond, cette énergie est absorbée par l’océan qui se réchauffe.

La NASA affirme que depuis la fin des années 1970, la taille de la banquise arctique est en baisse constante, bien entendu, la taille de cette banquise dépend inévitablement de la saison et c’est au début de l’automne qu’elle atteint son étendue minimale. Le 11 septembre dernier, la NASA et le Ice Data Center sont arrivés à la conclusion que l’étendue minimale de la banquise arctique était d’environ 4,40 millions de kilomètres carrés cette année, c’est-à-dire environ 1,81 million de kilomètres carrés en dessous de la moyenne des années 1981 — 2010 à la même époque.

Un chiffre impressionnant quand on sait que Walt Meier, scientifique pour la NASA affirme qu’« on n’a pas vu d’événements météorologiques majeurs ou un motif de temps persistant (des dépressions qui fragiliseraient la banquise par exemple) dans l’Arctique cet été, qui aurait pu contribuer à descendre la mesure inférieure, comme cela arrive souvent ».

Cette fonte s’explique notamment à cause d’une calotte glaciaire plus fragile « qui était autrefois une couche de glace solide et qui est maintenant fragmentée en petits glaçons qui sont plus exposés à l’eau chaude de l’océan. Dans le passé, la banquise arctique était comme une forteresse. L’océan ne pouvait l’attaquer que par les côtés. »

Source : NASA