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Et si cette salamandre aquatique pouvait donner la vie éternelle aux humains ?

axolotl salamandre aquatique
Crédits : LaDameBucolique / Pixabay

L’axolotl est une espèce de salamandre aquatique vivant au Mexique et ayant des pouvoirs plutôt surprenants. Cet animal fait l’objet de nombreuses recherches en génétique dont l’objectif est de restaurer les tissus endommagés chez l’homme et ainsi peut-être un jour permettre la vie éternelle.

Des caractéristiques et capacités surprenantes

Endémique des lacs d’altitude Xochimilco et Chalco du centre du Mexique, l’axolotl (Ambystoma mexicanum) est une espèce de salamandre très particulière. Cet amphibien a une tête aplatie, un corps de poisson, quatre pattes ainsi qu’une crinière de branchies. Peu connu, il mesure entre 15 et 30 cm et pèse environ 100 grammes. De plus, cet animal est carnivore, se nourrissant principalement de vers, d’insectes et de petits poissons. S’il est épargné par les prédateurs, sa durée de vie est d’environ 10 à 15 ans, mais peut cependant atteindre 25 ans.

L’axolotl est néoténique, c’est-à-dire capable d’évoluer à l’état larvaire tout en se reproduisant, et ce, tout au long de sa vie. Et surtout, il peut régénérer n’importe quelle partie de son corps en cas de blessure ou d’ablation, qu’il s’agisse des pattes, des nerfs de la moelle épinière, des yeux et même du cerveau. Il est ici question d’une régénération par épimorphose. Cela implique la multiplication de millions de cellules à la surface de la blessure finissant alors par se résorber ou du membre à régénérer.

axolotl salamandre aquatique
Crédits : John P Clare / Flickr

Une créature intéressante, mais grandement menacée

Apprécié du grand public, l’axolotl est parfois même adopté en tant qu’animal domestique. Toutefois, l’animal suscite surtout l’intérêt de la recherche pour ses capacités hors normes. Et s’il était possible de trouver un moyen de régénérer les tissus endommagés chez l’homme ? La question reste entière dans la mesure où l’axolotl dispose d’un génome très complexe. En effet, son ADN contient 32 milliards de paires de nucléotides, soit dix fois plus que les humains.

Dans une étude publiée en 2021 dans la revue PNAS, des chercheurs ont certes pu cartographier et séquencer le génome de l’amphibien, une véritable prouesse. En revanche, les gènes intéressants en matière de régénération n’ont pas encore été identifiés. Ainsi, davantage de travaux sont nécessaires dans le but d’obtenir des réponses essentielles afin d’entretenir l’espoir de la vie éternelle chez l’humain.

Seulement, voilà, l’axolotl est une espèce menacée et même classée en danger critique par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Sa disparition progressive dans les lacs mexicains inquiète en effet de nombreuses associations de protection animale et de l’environnement.