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Nous avons maintenant la preuve que les dinosaures étaient capables de se camoufler !

Crédits image : Université de Bristol

Les paléontologues soupçonnaient déjà depuis plusieurs années des capacités de camouflage chez les dinosaures, mais n’avaient jamais pu en avoir la certitude. Une étude britannique vient de prouver cette hypothèse : les dinosaures étaient capables de se camoufler pour se fondre dans leur environnement.

L’étude en question, menée par Jakob Vinther et son équipe de l’Université de Bristol (Royaume-Uni), a été publiée dans la revue Current Biology le 12 septembre 2016. Celle-ci portait sur un fossile de psittacosaure ou « lézard perroquet », qui aurait vécu au début de la période géologique du Crétacé (130 à 100 millions années).

Le fossile avait été retrouvé dans le nord-est de la Chine, en parfait état. Les chercheurs ont pu extraire la mélanine des tissus et reconstituer la coloration du spécimen. La découverte est stupéfiante puisque les résultats des recherches indiquent un camouflage par les ombres, rendant sa détection difficile par les prédateurs, à la manière actuelle des antilopes et des poissons : lorsque la proie est plus sombre sur le dos qu’au niveau du ventre, l’ombrage lui donne un air plus aplati.

Fossile de psittacosaure conservé au Senckenberg Museum de Francfort en Allemagne (Crédit image : Université de Bristol)

Les chercheurs ont fabriqué un modèle en taille réelle du psittacosaure, qui n’était pas plus gros qu’un chien de type labrador, dans le but de mieux comprendre les finalités de cette capacité de camouflage. Le modèle a été placé dans différents endroits afin d’observer la façon avec laquelle la lumière agissait sur lui, comme au cœur d’une végétation luxuriante ou non, ou encore par temps clair ou nuageux.

Modèle en taille réelle du psittacosaure (Crédit image : Université de Bristol)
Modèle de psittacosaure en taille réelle (Crédit image : Université de Bristol)

Les psittacosaures, dont le camouflage est idéal lorsque la lumière est diffuse, ont certainement vécu à proximité de zones de forêt, comme le soutiennent également des études paléobotaniques qui confirment que les lacs de Jehol Biota, représentant à l’époque l’écosystème du dinosaure, étaient entourés de forêts de conifères.

Enfin, le devant de ses pattes comportait des bandes foncées, ce qui pouvait servir à parer les insectes, tandis que les points sur les avant-bras permettaient un endurcissement de la peau, rendu possible par les qualités raffermissantes des molécules de pigmentation.

Sources : The Guardian – Sciences et Avenir