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Une équipe réalise une avancée majeure en matière de recherche sur les bactéries

Un scientifique manipule des bactéries de culture / Crédits : Istock

À l’Université Catholique de Louvain en Belgique, une équipe de chercheurs est parvenue à réaliser une avancée majeure dans le domaine de la recherche sur les bactéries, notamment celles qui sont résistantes aux antibiotiques.

Une équipe internationale composée de chercheurs belges de l’Université Catholique de Louvain (UCL), de britanniques de l’Imperial College London, et d’américains de de l’University of Utah, a publié sa découverte dans la revue PLOS Biology, qui résonne comme une avancée majeure dans la recherche sur les bactéries et ouvre la porte à de nouveaux traitements prometteurs.

« La résistance de certaines bactéries aux antibiotiques est un problème de santé majeur. De plus en plus de bactéries deviennent résistantes aux antibiotiques disponibles, parce qu’elles acquièrent de nouveaux mécanismes de défense », explique le communiqué publié par l’Université belge. Il y a quelques années, ces mêmes chercheurs avaient démontré que dans une logique de protection, les bactéries font appel à des « sentinelles » qui donnent l’alerte, notamment en présence d’un antibiotique. « Elles organisent alors leur défense et c’est ainsi que la médecine se retrouve parfois dans l’incapacité de les combattre efficacement ».

Après de nombreux essais, les chercheurs sont parvenus à démontrer que si l’on modifie la structure d’une bactérie, sa sensibilité aux antibiotiques augmente. C’est toute l’architecture de la structure bactérienne qu’ils ont réussi à modifier en augmentant la distance entre ses parois protectrices, ce qui empêche à l’information d’être transmise. « La distance, trop importante, ne permet plus aux sentinelles de donner l’alerte et de transmettre à la bactérie l’information qu’elle doit activer son armement défensif », peut-on lire dans le communiqué.

Désormais, les chercheurs vont tenter de trouver une molécule qui permettrait d’augmenter la distance entre les membranes des bactéries. Cela pourrait en effet permettre « d’identifier de nouveaux antibiotiques et faire un pas important dans la lutte contre les bactéries résistantes ».