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Des chercheurs réalisent une avancée majeure dans la compréhension des maladies neurologiques

Crédits : iStock

Une équipe de chercheurs annonce la découverte d’un nouveau mécanisme qui contrôle la manière dont les cellules nerveuses communiquent entre elles pour réguler notre apprentissage et la mémoire à long terme. Cette percée publiée dans la revue Nature Neuroscience pourrait avoir des implications profondes dans de nombreux aspects de la neuroscience.

Le cerveau humain contient environ 100 milliards de cellules nerveuses formant un agencement quasi infini de connexions, chaque neurone étant connecté à 10 000 autres. Et ces « synapses » (deux neurones = 1 synapse) transmettent et reçoivent constamment des informations. Un procédé appelé « potentialisation à long terme » (LTP) permet d’augmenter la résistance du flux d’informations à travers les synapses, favorisant ainsi l’apprentissage et la mémoire. Cependant, lorsque ces connexions sont entravées, celles-ci peuvent conduire à des troubles neurologiques et neurodégénératifs. Avec trop de LTP, vous risquez des troubles tel que l’épilepsie et s’il y en a trop peu, vous risquez la démence ou de souffrir de la maladie d’Alzheimer.

Comprendre la LTP est une question majeure en neurosciences. La LTP traditionnelle se régule par l’activation de protéines spéciales au niveau des synapses appelées récepteurs NMDA. Cette nouvelle étude menée par le Professeur Jeremy Henley et ses collègues de l’Université de Bristol et de l’Université de Central du Lancashire rapporte aujourd’hui un nouveau type de LTP contrôlé par des récepteurs kaïnate. Cette nouvelle découverte met en évidence la flexibilité dans la manière dont les synapses sont contrôlées et la manière dont les cellules nerveuses communiquent. Comprendre ces processus neurologiques complexes permettrait à terme le développement de stratégies thérapeutiques pour des maladies comme la démence ou encore l’épilepsie.

Jeremy Henley, professeur en neurosciences moléculaires à l’école de biochimie de l’Université de Bristol, a notamment soulevé que ces « découvertes représentaient une avancée significative en neurosciences » et qu’elles auraient « des implications profondes pour la compréhension de la mémoire, de la cognition, de la plasticité du cerveau, ainsi que de la formation et la stabilisation du réseau neuronal ». Cette étude novatrice ouvre ainsi de nouvelles pistes de réflexion qui permettront une meilleure compréhension de la fonction synaptique dans les domaines de l’apprentissage et de la mémoire à long terme, ciblant ainsi de potentiels de médicaments qui pourraient un jour aider à guérir des effets dévastateurs de la maladie d’Alzheimer.

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